Photo : Le capitaine Steve Mounié laissant le brassard à Olivier Verdon
À la veille de son huitième de finale face à l’Égypte, le Bénin avance masqué, diminué, mais porté par une histoire qui semble se répéter. Entre absences majeures en attaque, incertitudes physiques et souvenirs glorieux, les Guépards s’apprêtent à défier une nouvelle fois le destin, ce lundi 5 janvier, au Grand Stade d’Agadir. Le principal point d’interrogation reste Steve Mounié. Déjà grippé avant le début de la compétition, le capitaine béninois avait retrouvé des couleurs au fil des matchs, disputant les deux dernières rencontres de la phase de groupes face au Botswana et au Sénégal.
Le staff technique dans l’expectative
Mais au sortir du duel contre les Lions de la Teranga, l’attaquant a de nouveau présenté un état fébrile. À ce stade, sa participation au huitième de finale demeure incertaine, plongeant le staff technique dans l’expectative. Comme si cela ne suffisait pas, le secteur offensif est frappé de plein fouet. David Kiki, ailier gauche, s’est blessé au mollet à l’entraînement. Sa présence face à l’Égypte est fortement compromise. Sur l’autre aile, Abdoul Rachid Moumini est, lui, d’ores et déjà forfait. Averti lors des rencontres contre la RDC et le Sénégal, l’ailier droit est suspendu pour ce match à élimination directe.
Face à une Égypte expérimentée
En l’espace de quelques jours, le Bénin a perdu ses deux couloirs offensifs. Dans ce contexte délicat, le brassard de capitaine pourrait changer d’épaule. En cas d’absence de Mounié, Olivier Verdon, surnommé « Le Général OV6 », est pressenti pour mener les Guépards au combat. Un leadership défensif pour tenter de compenser les manques offensifs, face à une Égypte expérimentée et habituée aux grands rendez-vous.
Le décor semble étrangement familier
L’histoire, pourtant, invite à l’espoir. La seule fois où le Bénin a disputé un huitième de finale de Coupe d’Afrique des Nations, c’était déjà sans Steve Mounié, alors suspendu. Ce jour-là, lors de la CAN 2019 en Égypte, les Guépards avaient créé l’exploit en éliminant le Maroc, autre géant nord-africain, pour décrocher une qualification historique en quarts de finale. Six ans plus tard, le décor semble étrangement familier.
Simple coïncidence ou clin d’œil du destin ?
CAN organisée au Maroc, huitième de finale face à une nation d’Afrique du Nord, Steve Mounié incertain, attaque remaniée… Les similitudes interpellent. Simple coïncidence ou clin d’œil du destin ? Affaibli mais jamais résigné, le Bénin s’avance face à l’Égypte avec ses doutes, mais aussi avec cette mémoire collective qui rappelle que, parfois, l’histoire se répète quand on s’y attend le moins. À Agadir, les Guépards n’auront peut-être pas toutes leurs armes, mais ils auront, une fois encore, une page à écrire.


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