Photo : Le duo infernal des Super Eagles, Victor Osimhen et Ademola Lookman, à Fès, ce lundi 5 janvier
La soirée des huitièmes de finale s’est poursuivie, ce lundi 5 janvier, après l’élimination du Bénin par l’Égypte, à Agadir, avec une affiche déséquilibrée sur le papier, mais qui a surtout tourné à la démonstration sur la pelouse du Complexe sportif de Fès. Opposés au Mozambique, les Super Eagles du Nigeria n’ont laissé aucune chance à des Mambas rapidement dépassés, portés une nouvelle fois par leur redoutable duo offensif Victor Osimhen – Ademola Lookman (4-0). La question se pose désormais avec insistance : qui pourra arrêter cette attaque nigériane ?
Osimhen – Lookman, le duo infernal
Déjà décisifs lors de la phase de groupes, Osimhen et Lookman ont encore illuminé la soirée. Pourtant, tout avait commencé par une alerte sans conséquence. En trois minutes, Victor Osimhen trouvait le chemin des filets… avant d’être signalé hors-jeu (3e), confirmant une tendance frustrante pour l’avant-centre depuis le début de la compétition. Qu’à cela ne tienne. Le Nigeria poursuivait sa domination et Ademola Lookman finissait par la concrétiser. D’une frappe sèche à l’entrée de la surface, le Ballon d’Or africain 2024 trompait Ernan Siluane et ouvrait le score (20e, 1-0), inscrivant au passage son troisième but dans cette CAN. Cinq minutes plus tard, les rôles s’inversaient : Lookman, cette fois passeur, déposait le ballon au second poteau pour Osimhen, qui doublait la mise sans trembler (25e, 2-0).
La tête sous l’eau
Après une demi-heure de jeu, les Mambas avaient déjà la tête sous l’eau. Ils tentaient bien de réagir, notamment par l’intermédiaire de Geny Catamo (17e, 23e), mais l’attaquant du Sporting Portugal se retrouvait trop esseulé pour réellement inquiéter la défense nigériane. Juste avant la pause, il croyait s’ouvrir le chemin du but, mais Calvin Bassey intervenait avec autorité (42e). Le Nigeria, de son côté, manquait de peu le troisième but avant la mi-temps, Akor Adams ne cadrant pas sa tentative (44e). Le suspense n’allait pas survivre longtemps au retour des vestiaires.
Victor Osimhen, buteur exigeant
Dès la 47e minute, Osimhen s’offrait un doublé, encore au second poteau, encore sur un centre millimétré de Lookman. Troisième passe décisive dans la compétition pour l’ailier nigérian, tandis qu’Osimhen atteignait la barre symbolique des 34 buts en 50 sélections avec les Super Eagles (3-0). Tout n’a cependant pas été parfait côté nigérian. Lookman manquait le cadre à l’heure de jeu (58e) et Victor Osimhen, buteur exigeant, laissait éclater sa frustration quelques minutes plus tard, reprochant à son partenaire de ne pas l’avoir servi dans la surface (60e). Après un échange tendu, le sélectionneur Éric Chelle préférait sortir l’attaquant de Galatasaray au profit de Moses Simon, une décision logique au vu du score, mais visiblement mal digérée par l’intéressé.
Un message fort à la concurrence
La démonstration se poursuivait malgré tout. Akor Adams inscrivait le quatrième but d’une puissante frappe sous la transversale (75e), alors que le Mozambique avait déjà abdiqué. Lookman aurait même pu parachever le festival, mais sa tentative frôlait le poteau (77e). Avec cette victoire nette et sans bavure, le Nigeria envoie un message fort à la concurrence. En quarts de finale, les Super Eagles affronteront le vainqueur du choc entre l’Algérie et la République Démocratique du Congo (RDC). Une chose est sûre : pour espérer atteindre le dernier carré, il faudra livrer un match parfait face à une équipe nigériane bien décidée à effacer le souvenir douloureux de la finale perdue en 2024 face à la Côte d’Ivoire qui défend son titre demain, mardi 6 janvier, dans le duel ouest-africain entre elle et voisin le Burkina-Faso.


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