Photo : La joie des algériens au coup de sifflet final, au stade Moulay Hassan de Rabat, ce mardi 6 janvier
Fennecs comme Léopards s’attendaient à une soirée éprouvante au stade Moulay Hassan de Rabat, ce mardi 6 janvier. Ce huitième de finale de la CAN 2025 a tenu toutes ses promesses : âpre, indécis et longtemps verrouillé. En pleine confiance depuis le début du tournoi, l’Algérie a trouvé sur sa route une RDC accrocheuse et disciplinée. Il était presque écrit que ce choc ne se déciderait que dans les ultimes instants. Dans une enceinte largement acquise aux Verts, Vladimir Petkovic n’a pas tergiversé au moment de composer son onze de départ. Ismaël Bennacer, Riyad Mahrez, Mohamed Amoura et Ibrahim Maza étaient alignés d’entrée pour donner le tempo.
Juste avant la pause
En face, Sébastien Desabre est resté fidèle à ses principes, avec Cédric Bakambu en pointe, épaulé par Theo Bongonda et Meschack Elia. Plus à l’aise techniquement, les algériens ont rapidement confisqué le ballon, poussant les rd-congolais à multiplier les fautes pour casser le rythme. Une domination stérile toutefois, faute de tranchant dans les trente derniers mètres. Les Léopards, eux, se sont montrés plus dangereux sur leurs rares incursions. Bakambu a ainsi inquiété Luca Zidane sur une frappe excentrée déviée par le portier algérien. Juste avant la pause, Maza a tenté de répondre, mais son tir trop croisé n’a pas trouvé le cadre.
Des blocs bien en place
Au retour des vestiaires, l’équilibre s’est progressivement installé. Le jeu, souvent haché par les duels et les approximations techniques, a gagné en intensité mais pas en fluidité. La sortie sur blessure de Bennacer est venue perturber l’organisation algérienne. Face à des blocs bien en place, les occasions sont restées rares, à l’image de cette lourde frappe de Chancel Mbemba, contrée in extremis par un tacle décisif de Hicham Boudaoui à l’heure de jeu. Dans le dernier quart d’heure, les Fennecs ont accentué la pression.
Dos à dos au terme du temps réglementaire
Plus vifs, plus insistants, ils ont contraint Lionel Mpasi à sortir le grand jeu. Le gardien rd-congolais s’est illustré à plusieurs reprises, notamment à la 86e minute, lorsqu’il s’est rattrapé après une sortie manquée en repoussant une tentative d’Anis Hadj Moussa. Les deux équipes sont restées dos à dos au terme du temps réglementaire, direction la prolongation. L’Algérie y a affiché un visage plus frais, profitant d’une fatigue de plus en plus visible dans les rangs congolais.
À la 119e minute
Sans être outrageusement dominatrice, elle a fait preuve d’un peu plus de maîtrise. Mpasi a toutefois continué de retarder l’échéance, repoussant sur sa ligne des tentatives de Fares Chaïbi et de Baghdad Bounedjah, entré en jeu. Zidane, de son côté, a vécu une prolongation plus tranquille, tant la RDC peinait à se projeter. Alors que les tirs au but semblaient inéluctables, un éclair est venu déchirer la nuit de Rabat. À la 119e minute, Adil Boulbina, entré en jeu quelques instants plus tôt, s’est échappé sur le flanc gauche avant de repiquer dans l’axe.
Cruel pour la RDC
Sa frappe surpuissante, décochée à plus de vingt mètres, est venue se loger sous la barre transversale, laissant Mpasi sans réaction et faisant chavirer le public algérien. Cruel pour la RDC, valeureuse et longtemps irréprochable, ce scénario sourit une nouvelle fois à l’Algérie. Les Fennecs poursuivent leur route et valident leur billet pour les quarts de finale de la CAN 2025, où les attendront la Côte d’Ivoire ou le Burkina-Faso qui se croisent dans quelques minutes. Une qualification au caractère, arrachée dans la douleur, mais qui confirme les ambitions algériennes dans ce tournoi.


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