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CAN 2025 : La désignation d’une arbitre sénégalaise pour le quart de finale Mali–Sénégal fait polémique

Photo : L’arbitre sénégalaise, Fatou Gaye


À quelques heures du quart de finale très attendu entre le Mali et le Sénégal, la Confédération Africaine de Football (CAF) se retrouve au cœur d’une controverse arbitrale qui alimente déjà débats et interrogations. Ce vendredi 9 janvier, à 17h00, le Grand Stade de Tanger accueille l’un des chocs les plus sensibles de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Un duel ouest-africain entre deux pays frontaliers, le Mali et le Sénégal, avec une place en demi-finale en jeu.

La composition du corps arbitral

Mais à la veille de la rencontre, ce n’est pas uniquement le terrain qui attire l’attention : la composition du corps arbitral a déclenché une vive réaction. En cause, la présence de Fatou Gaye, arbitre sénégalaise, désignée par la CAF comme arbitre assesseur pour cette rencontre. Une décision qui, bien qu’elle respecte formellement les règlements, est perçue par de nombreux observateurs comme un manque de discernement dans un contexte aussi sensible.

L’Afrique du Sud au sifflet

Si la CAF avait confié le sifflet central à l’arbitre sud-africain, Abongile Tom, avec l’ougandais, Brighton Chimene, à la VAR, la polémique ne porte pas sur les arbitres directement impliqués dans les décisions de jeu. Elle concerne le rôle plus discret, mais stratégique, de l’arbitre assesseur. Chargé d’évaluer la performance de l’équipe arbitrale, l’arbitre assesseur observe l’ensemble de la rencontre, analyse les décisions prises et attribue des notes qui peuvent influencer les futures désignations des officiels.

Une neutralité au cœur des débats

S’il n’intervient pas directement sur le terrain, son rôle n’en demeure pas moins crucial dans l’écosystème de l’arbitrage. Dans un match où le Sénégal est partie prenante, la nomination d’une ressortissante sénégalaise à ce poste soulève donc des questions de principe. Même en l’absence de la moindre erreur ou influence avérée, le simple soupçon de conflit d’intérêts suffit à nourrir la controverse.

Une décision jugée « évitable »

À ce stade avancé de la compétition, où chaque détail compte, de nombreux acteurs du football africain estiment que la CAF aurait dû privilégier une neutralité absolue, non seulement réelle mais aussi perçue comme telle. L’instance continentale dispose d’un large vivier d’arbitres et d’assesseurs issus de pays non-concernés par l’affiche, rendant cette désignation d’autant plus incompréhensible aux yeux de ses détracteurs.

Neuf membres au total

Pour rappel, l’arbitrage d’un match de CAN mobilise neuf membres au total, incluant les arbitres de champ, les assistants, le quatrième arbitre, les officiels VAR et l’arbitre assesseur. Dans un tel dispositif, chaque nomination est scrutée et interprétée, surtout lors d’un quart de finale à forte charge émotionnelle et historique.

La CAF sous pression

Si la CAF n’a pour l’instant pas communiqué officiellement sur cette polémique, l’affaire met une nouvelle fois en lumière les attentes croissantes autour de la gouvernance et de la transparence de l’arbitrage africain. À l’heure où la crédibilité des compétitions se joue aussi en dehors du rectangle vert, la moindre décision contestable peut suffire à faire « couler encre et salive ». Reste désormais à savoir si cette controverse restera cantonnée aux débats d’avant-match ou si elle pèsera, d’une manière ou d’une autre, sur la perception du quart de finale Mali–Sénégal, attendu comme l’un des sommets de cette CAN 2025.

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