Photo : La défunte Berthe Kougblénou épouse Bada, portée en terre, au cimetière d’Adjagbo, à Abomey-Calavi, ce jeudi 15 janvier
Abattue froidement dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 décembre 2025, lors d’une mutinerie armée visant à renverser la gouvernance du président Patrice Talon, feue Berthe Kougblénou Bada a été portée en terre, ce jeudi 15 janvier. La disparue, épouse du général de division aérienne Bertin Bada, Directeur de Cabinet Militaire du chef de l’État Patrice Talon, a succombé dans des circonstances tragiques au cours de cette tentative de déstabilisation conduite par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, toujours en cavale. La cérémonie funèbre, empreinte de solennité et de recueillement, s’est tenue au stade d’Akassato, dans la commune d’Abomey-Calavi.
Une Vénérable Suprême respectée
Elle a été dirigée par l’Église du Christianisme Céleste (ECC), confession à laquelle appartenait la défunte, affectueusement appelée « maman », et dont elle était une Vénérable Suprême respectée, à l’image de son époux. Autour de la famille éplorée, une assistance nombreuse et plurielle s’est rassemblée pour rendre un dernier hommage à celle dont la disparition a profondément marqué le pays. Le président de la République, Patrice Talon, accompagné de son épouse, la première Dame Claudine Talon, était présent, aux côtés des membres du gouvernement, de responsables d’institutions, anciens et actuels, de figures de la société civile, de hautes autorités militaires et civiles, ainsi que de parents, amis et proches.
« Elle était mon centre d’équilibre, ma compagne de route, celle qui me complétait. »
Le général Bertin Bada
Vêtu de blanc, le premier principal soldat serviteur de la Nation éploré a livré un témoignage bouleversant sur celle qui partageait sa vie depuis plus de trois décennies. « Elle était mon centre d’équilibre, ma compagne de route, celle qui me complétait. », a confié le général Bertin Bada, la voix chargée d’émotion. Revenant sur leur rencontre en 1982 sur les bancs de la Terminale C et leur union scellée en 1989, il a souligné la fidélité et le soutien indéfectible de son épouse. « Elle n’a jamais cessé de marcher à côté de moi dans les épreuves comme dans les réussites. Aujourd’hui, elle m’a été arrachée brutalement. », a-t-il ajouté.
Une femme pieuse mais exceptionnelle
Les enfants de la défunte ont, pour leur part, salué la mémoire d’« une femme pieuse mais exceptionnelle, dont la vie fut intensément lumineuse », insistant sur son engagement spirituel et son rôle de pilier familial. Dans son homélie, tirée de l’Évangile selon Jean, le Révérend pasteur Bennett Akande Adeogun, chef mondial de l’Église du Christianisme Céleste, dont le siège est basé à Porto-Novo, la capitale béninoise, a rappelé à l’assistance la fragilité de la vie humaine et la vanité des choses terrestres.
« Seule la foi prépare à la vie éternelle. »
Bennett Akande Adeogun
Le successeur du Révérend pasteur feu Benoît D. Agbaossi a touché la foi de l’assistance. « Seule la foi prépare à la vie éternelle », a exhorté Bennett Akande Adeogun, invitant chacun à vivre dans la sainteté et la droiture. Native de Porto-Novo, Berthe Kougblénou, épouse Bada, a ensuite été conduite à sa dernière demeure au cimetière d’Adjagbo, à Abomey-Calavi. Sa disparition, survenue dans un contexte de crise sécuritaire majeure, laisse le souvenir d’une femme de foi, discrète mais essentielle, dont la vie et la mort continueront de résonner dans la mémoire collective béninoise.


















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