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Finale CAN 2025 : Serviettes volées, penalty arrêté… « Ceci est par la grâce d’Allah », Mendy raconte l’envers du décor après le sacre des Lions de la Teranga

Photo : Les images du décor en pleine finale, au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, dimanche 18 janvier


Le Sénégal a écrit, dimanche 18 janvier 2026, l’une des plus belles pages de son histoire footballistique en décrochant sa deuxième étoile continentale. Au terme d’une finale haletante face au Maroc, au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, les Lions de la Teranga se sont imposés grâce à un but décisif de Pape Gueye à la 93e minute des prolongations. Mais au-delà de l’exploit sportif, la soirée a été marquée par une déclaration forte et inhabituelle du gardien sénégalais Édouard Mendy. Héros silencieux de cette finale tendue, le portier des Lions de la Teranga est revenu, après le coup de sifflet final, sur des faits qu’il juge troublants et regrettables.

Sous une pluie persistante, Mendy explique avoir tenté de sécher ses gants en plaçant une serviette près de son but. « J’ai placé ma serviette à côté du but pour sécher mes gants de la pluie, mais elle a été enlevée cinq fois. J’en ai utilisé un autre, et ça aussi a été enlevé. », a-t-il confié, visiblement marqué par la situation. Au-delà de l’anecdote, le gardien sénégalais a dénoncé ce qu’il considère comme une dérive anachronique. « C’est malheureux qu’en 2026 certains croient encore que la sorcellerie contrôle le résultat des matchs. Je crois que tout est entre les mains de Dieu. Il contrôle tout. », a déclaré le champion d’Afrique, dans un ton mêlant calme et fermeté.

Moment clé de la rencontre, le penalty concédé par le Sénégal a mis à l’épreuve la foi et le sang-froid du dernier rempart des compatriotes de Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Édouard Mendy raconte alors s’être tourné vers la spiritualité : « Quand le penalty a été prononcé, j’ai récité le Coran et j’ai demandé l’aide de Dieu. Je l’ai sauvé, j’ai regardé le ciel et j’ai dit : “Ceci est par Ta grâce, ô Allah.” ». Une parade décisive qui a maintenu l’espoir sénégalais avant le but libérateur de Pape Gueye en prolongations.

Aucune communication officielle de la CAF

Ces accusations font écho à un épisode similaire survenu plus tôt dans la compétition. En demi-finale Nigéria–Maroc (0-0, 2-4 aux tirs au but), le gardien nigérian Stanley Nwabali a subi le même sort, voyant ses trois serviettes disparaître à chaque fois qu’il les déposait près de ses cages. Un incident resté sans réaction officielle de la Confédération Africaine de Football (CAF). Le fait que ces scènes se soient reproduites jusqu’en finale interroge et jette une ombre sur l’organisation de la compétition. Pour l’heure, aucune communication officielle de la CAF n’est venue éclaircir ces accusations. Malgré la polémique, le Sénégal retient l’essentiel : un sacre historique, acquis dans la douleur et la résilience, porté par une équipe soudée et un gardien inspiré. À Rabat, les Lions de la Teranga ont prouvé que, foi ou football, leur destin était avant tout forgé sur le terrain.

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