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Burkina-Faso : Le pays brise la barrière du coût et de la distance, du centre-ville aux hameaux isolés, Ibrahim Traoré envoie des cliniques mobiles traquer le cancer dans les zones oubliées

Photo : Le président de la transition burkinabè, Capitaine Ibrahim Traoré, visitant une clinique mobile


C’est une révolution sanitaire qui a marqué les pas au Burkina-Faso. Le voisin du Nord-ouest a franchi une nouvelle étape dans sa politique sanitaire en rendant gratuit le dépistage du cancer du col de l’utérus sur l’ensemble du territoire. Une initiative portée par les autorités de la transition, avec à leur tête le capitaine Ibrahim Traoré, qui entendent rapprocher les soins des populations, notamment dans les zones les plus enclavées.

Des cliniques mobiles au plus près des populations

Au cœur de ce dispositif : des cliniques mobiles entièrement équipées, capables de se déployer dans les villages reculés, loin des grands centres urbains comme Ouagadougou (capitale économique) ou Bobo-Dioulasso, la capitale burkinabè. Ces unités sanitaires sillonnent désormais les routes du pays pour offrir des consultations et des dépistages gratuits aux femmes, quel que soit leur lieu de résidence. Le principe est clair : aucune femme ne doit être privée de prévention pour des raisons géographiques ou financières. Grâce à un système de planification territoriale et de coordination locale, les équipes médicales peuvent identifier les zones prioritaires et y organiser des campagnes ciblées.

Lutter contre un fléau silencieux

Le cancer du col de l’utérus demeure l’un des cancers les plus meurtriers chez les femmes en Afrique subsaharienne, faute de dépistage précoce et d’accès aux soins adaptés. En supprimant la barrière du coût et en décentralisant l’offre de santé, les autorités burkinabè espèrent inverser la tendance. Les cliniques mobiles ne se limitent pas au dépistage. Elles assurent également la sensibilisation, l’éducation sanitaire et l’orientation des patientes vers des structures spécialisées en cas de diagnostic positif.

Une volonté politique affirmée

Le capitaine Ibrahim Traoré a affiché une position sans ambiguïté :

Une déclaration qui traduit la volonté du gouvernement de placer la santé publique au rang des priorités nationales. À travers cette mesure, le Burkina-Faso envoie un signal fort : la santé des femmes n’est plus un privilège réservé aux centres urbains, mais un droit garanti, jusque dans les villages les plus isolés. Une politique qui, si elle est maintenue et renforcée, pourrait servir de modèle dans la sous-région.

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