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ONU : Macky Sall peut-il devenir Secrétaire général sans l’aval du Sénégal ? Juridiquement oui, le candidat peut contourner un refus de Dakar

Photo : Le candidat sénégalais, Macky Sall


L’ancien président sénégalais, Macky Sall, pourrait-il briguer le poste de Secrétaire général des Organisation des Nations Unies (ONU) sans l’aval officiel de son pays ? Sur le plan strictement juridique, la réponse est oui.

Une candidature juridiquement possible

L’Organisation des Nations Unies, à travers l’Article 97 de sa Charte, prévoit que le Secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Aucune disposition n’impose qu’un candidat soit formellement parrainé par son État d’origine. Autrement dit, rien n’interdit à Macky Sall de se porter candidat même sans le soutien officiel du Sénégal. Cette précision juridique ouvre un champ des possibles pour l’ancien chef d’État, qui conserve une stature internationale acquise au fil de ses mandats à la tête du Sénégal.

L’étape décisive : le Conseil de sécurité

Toutefois, si la candidature est juridiquement recevable, la réalité diplomatique est autrement plus complexe. Pour espérer être nommé, tout candidat doit impérativement obtenir une recommandation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette recommandation exige non seulement une majorité favorable, mais surtout l’absence de veto d’un des cinq membres permanents. Sans l’appui de Dakar, la tâche pourrait s’avérer plus délicate sur le plan diplomatique. Le soutien du pays d’origine constitue souvent un signal politique fort et un levier stratégique dans les tractations internationales.

Une carte africaine à jouer

Face à un éventuel refus de Dakar, Macky Sall pourrait miser sur une dynamique régionale. L’option d’un appui institutionnel de l’Union Africaine (UA) apparaît comme une voie crédible. Le bloc africain, fort de 54 voix à l’Assemblée générale, représente un poids significatif dans le processus final de nomination. Dans cette perspective, la récente évocation de sa candidature par le président du Congo, Denis Sassou Nguesso, laisse entrevoir la possibilité d’un élan diplomatique régional favorable. Une telle dynamique pourrait renforcer la légitimité continentale de l’ancien président sénégalais et créer un effet d’entraînement au sein du groupe africain.

Diplomatie et équilibres géopolitiques

En définitive, si le soutien officiel du gouvernement du Sénégal jouerait indéniablement un rôle stratégique, son absence ne constitue pas un obstacle juridique insurmontable. Macky Sall peut bel et bien se porter candidat et, en théorie, accéder au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Mais au-delà du droit, la bataille se jouera sur le terrain diplomatique : alliances régionales, équilibres géopolitiques, négociations discrètes au sein du Conseil de sécurité et capacité à fédérer un consensus international. Dans cette équation complexe, l’ancien président sénégalais devra conjuguer légitimité africaine et acceptabilité mondiale pour espérer succéder à l’actuel titulaire du poste à la tête de l’Organisation des Nations Unies.

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