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Bénin Fighting Championship : Warriors Fight 3, une édition explosive qui confirme l’ascension du MMA au Bénin

Photo : Le vainqueur nouveau combattant du club CROSS MMA, Rouchdan Kpozèhouè dans ses prises de points face à Kèhindé Youssouf du club KING TALEON, à Cotonou, ce samedi 7 mars


Le Bénin Fighting Championship (BFC) poursuit sa montée en puissance dans l’univers des sports de combat. Pour son tournoi Warriors Fight 3, organisé, ce samedi 7 mars, à la Sky Arena d’Akpakpa, à Cotonou, l’événement a offert au public une soirée spectaculaire mêlant intensité, technique et émotions, confirmant ainsi son statut de rendez-vous majeur du Mixed Martial Arts (MMA) au Bénin. Devant un public enthousiaste, plusieurs combattants ont livré des affrontements engagés dans la cage, illustrant le niveau croissant de la discipline dans le pays.

Le combat très attendu

Parmi les combats marquants de la soirée figuraient : Léandre Azar (BLACK POWER) face à Raylino Odjo (ODJO LAND) dans la catégorie Flyweight ; Kèhindé Youssouf (KING TALEON) contre Rouchdan Kpozèhouè (CROSS MMA) en Lightweight ; Théophile Ilou (FIGHTERS SANCTUARY) opposé à Joël Totin (BLACK PORKER) en Featherweight ; Codjo Agbokou (CROSS MMA) face à Michael Hossou (HEVIOXO MMA) en Middleweight ; Leger Salako (FIGHTERS SANCTUARY) contre Jordan Sonato (BLACK POWER) en Welterweight ; et enfin le combat très attendu entre Pascal Akogbéto (FIGHTERS SANCTUARY), champion du BFC en titre, et Jean-Eudes Dagnon (HEVIOXO MMA) dans la catégorie Bantamweight. Ci-dessous, un extrait de fin de combat remporté par le champion.

Structurer et professionnaliser la discipline

Derrière cette dynamique se trouve la vision portée par Yoran Fadoul, co-fondateur du BFC avec Brice Alexandre Fares Azar, un directeur d’entreprises passionné de MMA et aujourd’hui considéré comme l’un des principaux promoteurs de la discipline au Bénin Directeur d’entreprises et passionné de sports de combat, Yoran Fadoul a découvert le MMA il y a quelques années et a immédiatement été séduit par son aspect spectaculaire et son esprit de combattant. Très vite, il décide de s’entraîner dans cette discipline exigeante, progresse rapidement et atteint un niveau élevé en tant que combattant. Au-delà de la pratique, il choisit de s’engager activement dans la promotion du MMA dans son pays d’adoption, le Bénin. Avec Brice Alexandre Fares Azar, il cofonde le Bénin Fighting Championship, une organisation qui ambitionne de structurer et professionnaliser la discipline.

Révéler les talents béninois

Yoran Fadoul est également à l’origine de l’organisation de grands événements comme Warriors Fight, qui offrent aux combattants locaux une véritable scène compétitive. Pour Brice Alexandre Fares Azar, l’objectif du BFC est clair : créer une plateforme professionnelle capable de révéler les talents béninois en particulier et africains en général. Selon lui, le BFC ne se limite pas à l’organisation d’un simple événement sportif. Il s’agit avant tout d’un projet structurant visant à donner aux combattants locaux une scène digne des grandes organisations internationales. À terme, l’ambition est d’attirer des combattants venus de toute l’Afrique et de positionner le Bénin comme un acteur émergent du MMA sur le continent.

Le MMA béninois franchit un cap

Le président du BFC, Rodolphe Badokonon, s’est lui aussi réjoui du succès de cette troisième édition. Selon lui, l’événement confirme que le MMA béninois dispose désormais d’un public fidèle et de combattants talentueux capables d’offrir des combats de haut niveau. Son engagement dans le projet s’explique également par la dimension sociale de cette discipline. « Le MMA est un sport complet qui permet aux jeunes de canaliser leur énergie autour d’une passion et d’éviter les dérives comme la violence ou l’oisiveté. », souligne-t-il. Il insiste également sur l’ouverture de l’organisation aux partenaires et investisseurs.

« Nous sommes prêts à discuter pour offrir plus de visibilité à ceux qui veulent nous accompagner. Le Bénin doit devenir une plateforme où les investisseurs et les marques peuvent voir la valeur de nos combattants ».

Pour l’avenir, l’objectif n’est plus à rappeler : pérenniser le BFC et en faire un rendez-vous incontournable du MMA en Afrique de l’Ouest.

L’appui de la Fédération

Du côté des autorités sportives de Porto-Novo, la Fédération béninoise de MMA voit dans le BFC un levier important pour la promotion et la structuration de la discipline. Son président, Ouanilo Mèdégan, a salué une initiative qui contribue à offrir davantage d’opportunités aux combattants béninois et à renforcer la visibilité du MMA dans le pays. « Le MMA béninois est sur ce que je dirais une rampe de lancement. », a-t-il confié, réaffirmant la disponibilité de la fédération à accompagner les initiatives visant à professionnaliser et développer les sports de combat au Bénin. Selon lui, les tournois comme Warriors Fight sont essentiels pour permettre aux jeunes athlètes de se mesurer à des adversaires d’expérience et de progresser.

Des partenaires engagés

Les partenaires de l’événement ont également salué le succès de cette édition. L’un des sponsors majeurs, la société EHU Motors, affirme accompagner une compétition qui incarne des valeurs fortes telles que la discipline, la détermination et le dépassement de soi. « Au sein de la société, nous sommes amateurs de MMA. Nous suivons les grands championnats internationaux et c’est naturellement que nous avons décidé d’accompagner le BFC. », a déclaré Yannick Mensah, représentant de l’entreprise. Pour l’entreprise, soutenir cette discipline émergente revient aussi à investir dans la jeunesse et à contribuer au rayonnement du Bénin à travers le sport.

Rouchdan Kpozèhouè : une première victoire marquante

Parmi les moments forts de cette troisième édition figure la performance de Rouchdan Kpozèhouè, combattant du club CROSS MMA, l’un des deux nouveaux à faire leurs débuts dans la cage. À l’issue de son combat remporté à la décision des juges, le jeune athlète n’a pas caché son émotion. « C’est ma première fois d’être dans la cage pour le MMA. Ça n’a pas été un combat facile. Je pensais que ça allait être un KO, mais finalement le combat est allé jusqu’au bout des trois rounds et c’est la décision des jurys qui m’a donné vainqueur. », a-t-il confié. Le combattant a également tenu à exprimer sa gratitude envers les acteurs qui ont rendu possible cette expérience.

« Je remercie le président du BFC pour avoir réussi l’organisation et pour m’avoir donné cette chance de tenter le MMA. Je dis également merci à mon coach pour ses instructions et au public pour son soutien. »

Dans un geste symbolique, il a dédié sa victoire à plusieurs figures clés de l’événement.

« Je dédie cette médaille à Monsieur Brice Azar, au président du BFC, à mon coach et à tout le public béninois ».

Une compétition qui s’installe durablement

Avec cette troisième édition réussie, le Bénin Fighting Championship confirme son ambition de devenir une référence dans l’organisation des compétitions de MMA en Afrique. Entre organisation professionnelle, montée en puissance des combattants et soutien croissant du public, le BFC semble désormais engagé sur une trajectoire prometteuse pour l’avenir des sports de combat au Bénin. Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour Warriors Fight 4, qui promet d’élever encore davantage le niveau du MMA béninois.

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