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Afrique de l’Ouest : Le Parlement du Nigeria exige la reconnaissance des diplômes du Bénin et du Togo

Photo : Le siège de la Chambre des représentants du Nigeria, à Abuja


Vers la fin du rejet des diplômes obtenus au Bénin et au Togo pour les étudiants nigérians ? La réponse n’est pas à la rédaction differenceinfobenin.com et du quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », à Porto-Novo. Elle est plutôt à Abuja chez nos voisins de l’Est. En effet, la Chambre des représentants du Nigeria a demandé, ce jeudi 12 mars, au gouvernement fédéral de lever l’interdiction qui empêche actuellement la reconnaissance des diplômes obtenus au Bénin et au Togo. Une décision qui pourrait redonner espoir à des milliers d’étudiants nigérians formés dans ces deux pays voisins. Lors d’une session parlementaire à Abuja, les députés ont exhorté l’exécutif à réexaminer cette mesure restrictive qui pénalise de nombreux jeunes diplômés.

Nigeria, l’un des principaux pourvoyeurs d’étudiants dans les pays voisins

Selon plusieurs parlementaires, l’interdiction actuelle empêche des ressortissants nigérians ayant poursuivi leurs études supérieures à l’étranger, notamment au Bénin et au Togo, de faire reconnaître leurs qualifications dans leur propre pays. Depuis plusieurs années, le Nigeria constitue l’un des principaux pourvoyeurs d’étudiants dans les universités et écoles privées des pays voisins. Attirés par des procédures d’admission plus souples, des coûts de formation relativement abordables et la proximité géographique, des milliers de nigérians choisissent chaque année de poursuivre leurs études au Bénin ou au Togo.

Renforcer les relations éducatives et la coopération régionale

Toutefois, l’interdiction de reconnaissance de certains diplômes étrangers par les autorités nigérianes a plongé de nombreux diplômés dans l’incertitude. Plusieurs d’entre eux, après avoir terminé leur cursus, se retrouvent dans l’impossibilité d’exercer une activité professionnelle ou d’intégrer la fonction publique dans leur pays d’origine. Pour les parlementaires nigérians, la levée de cette interdiction apparaît désormais comme une nécessité afin de ne pas pénaliser une génération de jeunes formés dans la sous-région. Ils estiment également que cette décision pourrait contribuer à renforcer les relations éducatives et la coopération régionale entre le Nigeria et ses voisins d’Afrique de l’Ouest.

La demande de la Chambre des représentants intervient dans un contexte où les flux d’étudiants entre les pays de la sous-région restent importants, notamment dans l’espace ouest-africain marqué par une forte mobilité académique. Si le gouvernement fédéral accède à cette requête, il est clair que des milliers de diplômés nigérians formés au Bénin et au Togo pourraient enfin espérer un retour plus serein sur le marché du travail dans leur pays.

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