Photo : Le Représentant Résident de la CEDEAO au Bénin, Amadou Diongue, à Cotonou, ce mardi 24 mars
La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest a officiellement lancé, ce mardi 24 mars, à Cotonou, sa Politique Régionale de Santé Communautaire (PRSC), avec une ambition claire : rapprocher les services de santé des populations et corriger les inégalités persistantes d’accès aux soins dans la sous-région. Dans son discours de bienvenue, le Représentant résident de l’institution au Bénin, dans son mot de bienvenue, a salué l’engagement des autorités béninoises pour l’organisation de cet événement jugé « majeur » pour l’avenir sanitaire de l’Afrique de l’Ouest.
Un choix stratégique face aux inégalités persistantes
D’emblée, le diplomate a posé le diagnostic : malgré les progrès enregistrés dans le secteur de la santé, l’accès équitable aux services demeure un défi majeur, notamment pour les populations les plus vulnérables. Face à cette situation, la CEDEAO fait le pari de la santé communautaire comme levier stratégique. « Nos systèmes de santé ne pourront être résilients sans des communautés fortes, organisées et pleinement actrices de leur propre santé. », a affirmé Amadou Diongue.
Une politique centrée sur les populations
Au cœur de cette nouvelle orientation, une vision claire : placer les bénéficiaires au centre de l’action sanitaire. La Politique Régionale de Santé Communautaire vise ainsi non seulement à rapprocher les services de santé des populations, mais aussi à renforcer la prévention et la promotion de la santé, et surtout à redonner aux communautés un rôle central dans la gestion de leur propre bien-être. Cette approche s’inscrit dans la continuité des engagements régionaux et internationaux, notamment en matière de Couverture Sanitaire Universelle (CSU) et de renforcement des soins de santé primaires.
Un appel à l’appropriation et à l’action
Au-delà de son cadre stratégique, ce lancement marque, selon le Représentant résident, un tournant décisif pour les États membres. Il a insisté sur la nécessité d’une appropriation nationale forte, d’un engagement multisectoriel réel et d’une mobilisation accrue des ressources, en particulier domestiques. La CEDEAO, a-t-il assuré, reste pleinement engagée à accompagner les pays de la région dans la mise en œuvre de cette transformation.
Vers de meilleurs indicateurs de santé
En filigrane, l’ambition est de parvenir à une amélioration significative des indicateurs de santé dans l’espace communautaire, avec des retombées attendues sur le bien-être sanitaire, social et économique des populations. À travers cette initiative, la CEDEAO confirme sa volonté de faire de la santé communautaire un pilier central des politiques publiques, dans une région encore confrontée à de nombreux défis sanitaires.


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