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Financement de la santé : « Peut-on encore se permettre de ne pas investir ? », Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin pose honnêtement la question qui dérange avec courage

Photo : Le ministre de la Santé, Prof Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin, à Cotonou, ce mercredi 25 mars


Le ministre de la Santé, chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a livré un discours fort et sans équivoque lors de la rencontre des parlementaires de la CEDEAO consacrée à la mobilisation des ressources domestiques pour la santé. Face aux décideurs politiques et partenaires réunis dans la capitale économique béninoise, le Prof Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin a recentré le débat sur l’essentiel : l’impact concret des financements mobilisés sur la vie des populations.

Des résultats concrets attendus

Pour le collaborateur direct du président Patrice Talon, chaque investissement doit produire des effets tangibles. « Chaque ressource mobilisée doit se traduire par un service amélioré, un accès élargi ou, mieux encore, une vie sauvée. », a insisté Prof Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin. Un appel à rompre avec les approches théoriques pour privilégier des actions à fort impact sur les systèmes de santé.

Investir aujourd’hui pour éviter les crises de demain

S’appuyant sur les leçons tirées de la pandémie de COVID-19, le ministre a rappelé une évidence devenue stratégique : financer la santé, c’est anticiper et prévenir les crises futures.
Dans une formule marquante, il a posé une question centrale :

La santé, un investissement à haute valeur économique

Loin d’être une charge pour les finances publiques, la santé est présentée comme un moteur de croissance. Selon le ministre, chaque franc investi contribue à améliorer la productivité, réduire les pertes économiques liées aux maladies, renforcer le capital humain et soutenir une croissance durable. Un positionnement qui place le secteur sanitaire parmi les investissements publics les plus rentables à long terme.

Cap sur la couverture sanitaire universelle

L’autorité gouvernementale a également insisté sur la nécessité d’accélérer l’atteinte de la couverture sanitaire universelle, un objectif majeur pour les États de la région. Au-delà des chiffres, cette ambition traduit un choix de société : garantir à chaque citoyen un accès équitable à des soins de qualité, sans risque d’appauvrissement.

Un appel à l’engagement politique

Reconnaissant que les outils existent déjà, le Pr Hounkpatin a appelé à une action résolue. Pour lui, la mobilisation des ressources pour la santé est avant tout une question de volonté politique. Le jeune professionnel de la santé a ainsi exhorté les acteurs présents à faire de cette rencontre un tournant décisif, en inscrivant durablement le financement de la santé parmi les priorités nationales.

Un message clair : la santé n’est plus une option

Faut-il encore souligner qu’à travers cette intervention, le ministre béninois envoie un signal fort à la région : investir dans la santé est une nécessité stratégique, au cœur du développement économique et social. Un appel à l’action qui résonne comme un avertissement autant qu’une feuille de route pour les États ouest-africains.

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