Photo : Les participants en famille avec le DG OOAS, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, à Conakry, ce mardi 31 mars
La capitale guinéenne abrite depuis, mardi 31 mars, un atelier régional de concertation consacré à l’élaboration du cadre stratégique d’élimination du paludisme dans l’espace CEDEAO. Prévue jusqu’au jeudi 2 avril prochain, cette rencontre de haut niveau réunit experts, responsables sanitaires et partenaires techniques autour d’un objectif commun : accélérer la riposte contre l’une des maladies les plus meurtrières de la région. À l’ouverture des travaux, le Directeur général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) a donné le ton en soulignant l’urgence d’une action collective renforcée. « Le paludisme demeure l’un des défis majeurs de santé publique dans notre région. », a d’abord indiqué Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi. « C’est pourquoi l’OOAS, en coordination avec les États membres de la CEDEAO, s’engage résolument à intensifier les efforts afin de réduire de manière significative le fardeau de cette maladie sur nos populations. », a-t-il déclaré.
Harmoniser les politiques sanitaires
Organisé sous l’égide de l’institution sanitaire ouest-africaine, cet atelier s’inscrit dans une dynamique régionale visant à harmoniser les politiques sanitaires et à mutualiser les ressources pour une réponse plus efficace. Les participants planchent notamment sur une approche intégrée, capable de prendre en compte les spécificités locales tout en favorisant une coordination transfrontalière accrue. Cette rencontre intervient à un moment charnière. En effet, dans quelques semaines, Freetown deviendra le centre névralgique des décisions sanitaires ouest-africaines, en accueillant la 27ᵉ Session ordinaire de l’Assemblée des ministres de la Santé de la CEDEAO, prévue du 20 au 25 avril.
Plus de 310 000 décès
Initiée par l’OOAS, cette session devrait rassembler les principaux décideurs autour du thème : « Élimination du paludisme dans l’espace CEDEAO : une approche régionale intégrée ». Le contexte demeure particulièrement préoccupant. Et pour cause, chaque année, plus de 112 millions de cas de paludisme sont recensés dans la région, entraînant plus de 310 000 décès. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes figurent parmi les populations les plus vulnérables, payant le plus lourd tribut à cette maladie pourtant évitable et traitable.
C’est une urgence vitale
Face à cette situation, les États membres de la CEDEAO entendent franchir un cap décisif. L’atelier de Conakry apparaît ainsi comme une étape clé dans la construction d’une feuille de route ambitieuse, articulée autour de la prévention, du renforcement des systèmes de santé et de l’innovation dans les stratégies de lutte. Au-delà des engagements, c’est désormais la mise en œuvre concrète des actions qui sera scrutée. Car pour les millions de familles affectées, l’élimination du paludisme n’est pas qu’un objectif stratégique : c’est une urgence vitale.


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