Photo : Le candidat du pouvoir Romuald Wadagni, à Cotonou, ce vendredi 10 avril
Clap de fin pour une campagne éclair mais dense. Lancée le vendredi 27 mars dernier, à Kandi, dans le département de l’Atacora, au Nord-ouest du pays, la tournée électorale du candidat du pouvoir, Romuald Wadagni, s’est achevée ce vendredi 10 avril, à Cotonou, dans le département du Littoral, au Sud du Bénin, dans une atmosphère de ferveur et de démonstration de force politique. Devant une foule acquise à sa cause, le ministre d’État chargé de l’Économie, des Finances et de la Coopération, 49 ans, a livré un message à la fois sobre et chargé d’émotion. « Aujourd’hui, c’était spécial. Vous avez répondu présents, si nombreux », a lancé Romuald Wadagni, avant d’évoquer « l’honneur » et « le poids de la responsabilité » que représente cette mobilisation populaire. Pendant deux semaines, le candidat soutenu par la majorité présidentielle dit avoir sillonné le pays « au plus près » des populations. « Vous écouter. Comprendre vos réalités, vos attentes. Et partager avec vous notre vision pour le Bénin. », a-t-il insisté, dressant le bilan d’une campagne de proximité axée sur l’écoute et la continuité de l’action publique.
Un favori en terrain conquis
Dauphin désigné du président sortant Patrice Talon, Wadagni aborde le scrutin du 12 avril en position de grand favori. Face à lui, le candidat de l’opposition, Paul Hounkpè, porté par les Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), peine à exister dans une campagne largement dominée par le camp présidentiel. Les chiffres des dernières consultations électorales renforcent cette dynamique : les partis soutenant Romuald Wadagni, notamment l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR), ont raflé la mise lors des législatives et des élections locales du 11 janvier, laissant l’opposition sans représentation significative.
« Chaque voix comptera »
Romuald Wadagni
Dans ce contexte, le candidat du pouvoir a néanmoins appelé à une mobilisation totale pour le jour du vote. « Dimanche 12 avril, faisons compter chaque voix. », a exhorté Romuald Wadagni, comme pour conjurer tout excès de confiance. Dans la capitale économique béninoise, ultime étape d’un périple national, le message est clair : transformer l’élan populaire en victoire dans les urnes. À 48 heures du scrutin, Wadagni mise sur une participation massive pour asseoir la légitimité d’un mandat de sept ans qui s’annonce, sauf surprise, comme la continuité du régime en place. Reste désormais aux électeurs béninois de trancher. Verdict attendu dans les urnes ce dimanche.







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