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Santé en Afrique Occidentale : Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi renforce son plaidoyer au Libéria pour la mère, l’enfant et le financement innovant

Photo : Le DG OOAS, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi avec sa délégation, en famille avec les autorités liberiennes, à Monrovia, vendredi 10 avril


En mission de haut niveau au Libéria du mercredi 8 au vendredi 10 avril, l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) a renforcé son engagement auprès des autorités nationales en vue d’accélérer les réformes en matière de santé du couple mère–enfant et de mobilisation de ressources domestiques pour la couverture sanitaire universelle. Une démarche stratégique portée par le Directeur général de l’institution sanitaire ouest-africaine, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, au cœur d’un agenda régional de transformation des systèmes de santé.

Accélération des mécanismes de financement du secteur de la santé

Durant son séjour, le patron béninois de l’OOAS a multiplié les échanges avec les plus hautes autorités du pays, notamment le ministre de la Santé, Dr Louise Mapleh Kpoto, la présidente de la Commission Santé du Sénat, Debah M. Varpilah, ainsi que le président du Parlement, Richard Nagbe Koon. Au centre des discussions : le renforcement des cadres législatifs et l’accélération des mécanismes de financement du secteur de la santé. Sur le volet de la santé maternelle et infantile, l’OOAS a plaidé pour l’alignement des pays de la CEDEAO sur les standards internationaux, notamment à travers la révision des législations relatives au congé de maternité.

Garantir l’allaitement maternel exclusif

L’institution recommande l’adoption d’un congé d’au moins six mois après l’accouchement afin de garantir l’allaitement maternel exclusif, conformément aux orientations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Une mesure reconnue pour son impact significatif dans la réduction de la mortalité infantile, l’amélioration du développement de l’enfant et le renforcement des résultats sanitaires à long terme. Les parlementaires libériens ont, pour leur part, reconnu l’urgence d’agir. Ils ont exprimé leur volonté de faire évoluer le cadre juridique afin de mieux protéger les mères et les nouveau-nés, dans un contexte marqué par des défis persistants tels que la malnutrition et le retard de croissance chez l’enfant.

Mise en place d’un fonds national dédié à la santé

La Commission Santé du Sénat libérien, de son côté, s’est engagée à examiner et à faire progresser les textes en cours ainsi que les initiatives complémentaires en faveur de la santé maternelle et infantile. Sur la question du financement, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi a défendu la mise en place d’un fonds national dédié à la santé, alimenté par un prélèvement modéré sur certains produits de grande consommation. Ce mécanisme vise à garantir des ressources durables et prévisibles pour soutenir les interventions prioritaires, notamment au niveau communautaire, et à accélérer les progrès vers la couverture sanitaire universelle.

Garantir la continuité et la résilience des services de santé essentiels

Cette proposition s’inscrit dans la dynamique régionale impulsée par la CEDEAO, encourageant les États membres à adopter des mécanismes innovants de financement domestique, incluant des prélèvements affectés et des lignes budgétaires spécifiques pour la santé communautaire et les soins d’urgence de première ligne. Les autorités libériennes ont accueilli favorablement cette approche, réaffirmant leur engagement à renforcer les financements nationaux de la santé à travers une augmentation des budgets, la mise en place de mécanismes d’urgence et l’exploration de nouvelles sources de revenus. Objectif : garantir la continuité et la résilience des services de santé essentiels.

Santé communautaires, pilier de la couverture sanitaire universelle

Au-delà des réformes structurelles, les échanges ont également mis en lumière le rôle central des systèmes de santé communautaires comme pilier de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU). Un accent particulier a été mis sur la prévention, la détection précoce des maladies et le renforcement de la proximité des soins grâce aux agents de santé communautaires. Le Directeur général de l’OOAS a par ailleurs salué les avancées enregistrées dans la construction du centre de santé transfrontalier soutenu par la CEDEAO entre le Libéria et la Sierra Leone, avec l’ambition d’en faire un pôle régional de référence, notamment pour les services maternels et néonatals.

Sauver des vies en investissant durablement

La mission s’est achevée par une réunion de coordination avec le Représentant Résident par intérim de la CEDEAO au Libéria et les membres du comité de pilotage en charge du suivi de l’appui financier de l’OOAS. Cette session a permis de renforcer l’alignement des interventions, d’améliorer le suivi des actions engagées et d’optimiser l’impact des initiatives sanitaires régionales au niveau national. Il faut dire qu’à travers cette série de consultations de haut niveau, l’OOAS confirme son rôle moteur dans la transformation des politiques de santé en Afrique de l’Ouest, avec une priorité claire : sauver des vies en investissant durablement dans la mère, l’enfant et les systèmes de santé.

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