À quelques heures d’un quart de finale très attendu de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, la Confédération Africaine de Football (CAF) se retrouve au cœur d’une nouvelle controverse. Le deuxième match des quarts de finale de ce vendredi 9 janvier, entre le Cameroun et le Maroc, à 20h00 au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, se jouera finalement sous la direction d’un arbitre différent de celui initialement désigné. Selon plusieurs sources concordantes, l’arbitre égyptien Amin Omar, pressenti pour diriger la rencontre, aurait été remplacé par le mauritanien Dahane Beida, à la suite d’une réclamation formulée par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Une décision qui aurait été prise par la CAF sans communication préalable à la Fédération Camerounaise de Football (FéCaFoot), alimentant un climat de suspicion et de crispation.
Un alliance Eto’o – Gusau
Du côté camerounais, l’incompréhension est totale. Le président de la FéCaFoot, Samuel Eto’o Fils, n’aurait pas été informé en amont de ce changement majeur. Selon des indiscrétions, l’ancien capitaine des Lions Indomptables envisagerait même une alliance avec le président de la Fédération Nigériane de Football, Ibrahim Musa Gusau, afin de contester certaines désignations arbitrales jugées controversées, bien que celles-ci n’aient pas encore été officiellement confirmées par l’instance continentale. La FRMF, de son côté, assume sa démarche. La fédération marocaine a bel et bien déposé une protestation auprès de la CAF avant la rencontre, estimant nécessaire une révision de la désignation initiale. Aucune justification détaillée n’a toutefois été rendue publique, laissant place aux interprétations et aux débats au sein de l’opinion sportive africaine.
Samuel Eto’o Fils plane sur cette affiche
Cette affaire intervient dans un contexte déjà électrique. Le Cameroun, quintuple vainqueur de la CAN (1984, 1988, 2000, 2002 et 2017), possède une riche histoire face aux pays hôtes de la compétition, qu’il a battus à sept reprises. Une statistique qui nourrit la rivalité et la pression autour de cette confrontation face au Maroc, pays organisateur de cette 35e édition. La figure de Samuel Eto’o Fils plane également sur cette affiche.
Meilleur buteur de l’histoire de la compétition
Aujourd’hui dirigeant, l’ancien attaquant demeure une légende vivante de la CAN. Meilleur buteur de l’histoire de la compétition avec 18 réalisations en six participations (2000, 2002, 2004, 2006, 2008 et 2010), il a effacé des tablettes le record de l’ivoirien Laurent Pokou, un exploit qui renforce encore son aura et le poids de sa voix dans les débats actuels. À la CAF, cette succession de contestations et de décisions sensibles laisse transparaître une réelle tension institutionnelle. À l’approche des phases décisives de la CAN 2025, l’instance africaine est plus que jamais attendue sur sa capacité à garantir transparence, équité et sérénité autour d’une compétition suivie par tout un continent voire le monde entier.


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