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Élections générales 2026 : Lancement officiel avec les législatives et locales couplées ce jour, dimanche 11 janvier

Le Bénin est appelé aux urnes, ce dimanche 11 janvier, pour un double scrutin majeur. Les électeurs doivent élire simultanément les 109 députés de l’Assemblée nationale et renouveler les conseils municipaux à travers les 77 communes du pays. Une configuration inédite qui marque le coup d’envoi d’une année électorale dense, devant s’achever avec l’élection présidentielle. C’est la première fois dans l’histoire politique béninoise que des élections législatives et locales sont organisées la même année, et de manière couplée.

Cinq partis politiques sont en lice

Ce choix institutionnel donne le ton de l’« élection générale » de 2026, un cycle électoral qui redessine, en quelques mois, l’ensemble des équilibres du pouvoir. Cinq partis politiques sont en lice pour ces scrutins. Du côté de la mouvance présidentielle figurent l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR), deux formations soutenues par le président Patrice Talon, ainsi que le Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (MOELE-Bénin). Face à eux, l’opposition est représentée par les Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) et Les Démocrates (LD), ce dernier étant dirigé par l’ancien chef de l’État, le Dr Thomas Boni Yayi, président de la République de 2006 à 2016.

Un équilibre politique dominé par les grandes formations

L’enjeu est de taille, notamment pour le Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo. Lors de la législature sortante, l’Union Progressiste le Renouveau disposait de 53 sièges sur les 109 que compte le Parlement. Le Bloc Républicain et Les Démocrates se partageaient chacun 28 sièges, traduisant un équilibre politique dominé par les grandes formations. Le scrutin se déroule dans les 12 départements du pays, répartis en 24 circonscriptions électorales. Le Code électoral en vigueur fixe un seuil d’éligibilité strict : pour prétendre à l’attribution de sièges, un parti doit recueillir au moins 20% des suffrages exprimés dans l’ensemble des Circonscriptions Électorales (CE). Ce seuil peut toutefois être ramené à 10% en cas d’accord électoral avec d’autres listes, toutes tendances confondues.

Mesurer l’ancrage territorial des partis

Au-delà des chiffres et des règles, ces élections constituent un test politique majeur à quelques mois de la présidentielle (dimanche 12 avril). Elles permettront de mesurer l’ancrage territorial des partis, la solidité de la mouvance présidentielle et la capacité de l’opposition à mobiliser l’électorat. Dans un contexte d’attente citoyenne et de forte symbolique institutionnelle, le verdict des urnes de ce 11 janvier pèsera lourdement sur la suite du calendrier politique béninois.

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