Photo : La patronne du Ministère du Travail et de la Fonction Publique, Adidjatou Mathys, à Koutongbé, à Porto-Novo, ce dimanche 11 janvier
JLe Bénin vit ce dimanche 11 janvier, une journée électorale inédite. Plus de sept millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire simultanément 109 députés à l’Assemblée nationale et renouveler les conseils municipaux à travers le pays. Ces scrutins législatifs et locaux couplés ouvrent le cycle de l’élection générale de 2026, une première dans l’histoire politique béninoise. Dès les premières heures de la matinée, les bureaux de vote ont ouvert sur l’ensemble du territoire national. À Porto-Novo, la capitale du pays, la ministre du Travail et de la Fonction Publique, Adidjatou Mathys, cadre dirigeante et membre fondatrice du Bloc Républicain (BR), a accompli son devoir civique, à 10h45 au centre de vote du CEG Koutongbé, dans le deuxième arrondissement.
« Je viens d’accomplir mon devoir civique. Ça s’est bien déroulé. »
Adidjatou Mathys
Le site, qui compte cinq postes de vote, relève de la dix-neuvième Circonscription Électorale (19e CE), fief politique de celle qui fut la première femme à occuper le portefeuille de l’Économie et des Finances dans l’histoire du Bénin. Au sortir du poste de vote n°4, la ministre s’est félicitée du bon déroulement des opérations. « Je viens d’accomplir mon devoir civique. Ça s’est bien déroulé. », a déclaré Adidjatou Mathys au microphone de la rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », ici à Porto-Novo, saluant les réformes engagées ces dernières années et qu’elle attribue au président Patrice Talon. Pour Adidjatou Mathys, le couplage des élections constitue « une grande avancée démocratique ».
« La paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement. »
Adidjatou Mathys
Pour le visage féminin de la stabilité, le scrutin couplé permet à la fois des économies financières pour l’État et un gain de temps pour les électeurs, désormais appelés à voter « en une seule fois » pour les législatives et les locales. La ministre a également lancé un appel appuyé au calme et à la discipline. « La paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement. », a-t-elle rappelé, insistant sur le lien indissociable entre stabilité et développement. « Il n’y a pas de développement sans paix. », a-t-elle martelé, invitant les populations à préserver la cohésion nationale pour garantir l’avenir des générations futures.
Cinq partis politiques en lice
Après son vote, la responsable gouvernementale a effectué une tournée dans plusieurs centres de vote, notamment dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo, afin d’encourager les agents électoraux dans l’accomplissement de leur mission républicaine. Cinq partis politiques sont en lice pour ces scrutins : l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR), formations soutenues par le chef de l’État Patrice Talon ; le Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (MOELE-Bénin), de la mouvance présidentielle ; ainsi que les Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) et Les Démocrates (LD), principal parti d’opposition dirigé par l’ancien président Thomas Boni Yayi (2006-2016).
La journée de vote se poursuit
À l’Assemblée nationale sortante, l’UP-R détenait 53 sièges sur 109, confirmant son encrage sur l’échiquier politique national, tandis que le BR et Les Démocrates en comptaient chacun 28. Le pays est organisé en 12 départements, 24 circonscriptions électorales et 77 communes. Le Code électoral en vigueur impose un seuil d’éligibilité strict : un parti doit obtenir au moins 20% des suffrages exprimés à l’échelle nationale pour accéder à la répartition des sièges. Ce seuil peut toutefois être abaissé à 10% en cas d’accord électoral entre listes. Alors que la journée de vote se poursuit, les regards restent tournés vers le bon déroulement du scrutin et l’issue d’une consultation appelée à marquer un tournant dans l’organisation des élections au Bénin.








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