Photo : Les entraîneurs africains le marocain Walid Regragui (en haut à G), le sénégalais Pape Thiaw (en haut à D), le nigérian Éric Chelle (en bas à G) et l’égyptien Hossam Hassan (en bas à D)
L’histoire s’écrit parfois en silence, au détour d’un détail qui en dit long. Mercredi 14 janvier prochain, à Rabat, les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 opposeront l’Égypte au Sénégal et le Nigeria au Maroc. Une affiche prestigieuse, certes. Mais surtout un fait inédit : pour la première fois depuis la création de la compétition, les quatre nations qualifiées sont toutes dirigées par des sélectionneurs africains. Hossam Hassan à la tête des Pharaons, Pape Thiaw pour les Lions de la Teranga, Éric Chelle aux commandes des Super Eagles et Walid Regragui sur le banc des Lions de l’Atlas.
CAN 2025 marque une rupture
Quatre trajectoires différentes, un même symbole : l’expertise technique africaine s’impose désormais au plus haut niveau du football continental. Longtemps, les grandes sélections africaines ont fait appel à des entraîneurs étrangers, souvent européens, perçus comme plus expérimentés ou plus tacticiens. Cette CAN 2025 marque une rupture. Les résultats parlent d’eux-mêmes et valident un choix assumé par les fédérations : faire confiance à des techniciens formés sur le continent, imprégnés de ses réalités et de ses cultures footballistiques.
Quatre nations, quatre coaches africains
Les quatre nations du dernier carré parlent quatre coaches africains. Le Maroc de Walid Regragui, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde, incarne cette nouvelle ère, tout comme le Sénégal de Pape Thiaw, héritier d’un projet structuré et ambitieux. De son côté, l’Égypte s’appuie sur l’aura et l’expérience d’Hossam Hassan, légende nationale reconvertie en meneur d’hommes, tandis que le Nigeria d’Éric Chelle affiche une identité de jeu affirmée et conquérante.
L’Afrique, la reconnaissance de ses compétences
Au-delà des résultats sportifs, cette configuration inédite envoie un message fort : le football africain ne progresse pas seulement sur le terrain, mais aussi sur les bancs de touche et dans les centres de décision. Formation des entraîneurs, échanges d’expériences, confiance institutionnelle : les fondations se consolident. Mercredi, à Rabat, un trophée sera en jeu. Mais quelle que soit l’issue des rencontres, l’Afrique aura déjà gagné une bataille symbolique : celle de la reconnaissance de ses compétences, chez elle et par elle-même.


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