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ERSUMA : Dr Karel Osiris Coffi Dogué trace les grandes lignes de l’ambition juridique africaine pour 2026

Photo : Le Directeur Général de l’ERSUMA, Dr Karel Osiris Coffi Dogué, au siège de l’ERSUMA, à Porto-Novo


Dans une publication diffusée jeudi 15 janvier, sur sa page Facebook, le Directeur Général de l’École Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA), Dr Karel Osiris Coffi Dogué, a livré une vision ambitieuse et structurante de l’action de l’institution pour l’année 2026, placée sous le signe de l’innovation, de l’inclusion et du rayonnement du droit africain. Intitulé « 2026 : Forger l’avenir juridique de l’Afrique, ensemble », le message du patron de l’ERSUMA se veut à la fois bilan, projection et appel à l’engagement collectif.

Un espace juridique africain plus sûr, plus crédible…

Pour la figure du leadership juvénile béninoise et africaine voire internationale, à la tête de l’institution basée à Porto-Novo, la capitale du Bénin, et sous tutelle de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique des Droits des Affaires (OHADA) dont le siège du Secrétariat Permanent (SP) est basé à Yaoundé, capitale économique du Cameroun, l’entrée dans la nouvelle année ne constitue pas une simple transition calendaire, mais « une étape décisive dans la construction d’un espace juridique africain plus sûr, plus crédible et plus compétitif », à l’heure où le continent fait face aux défis de l’intégration économique, de la gouvernance des entreprises et de la sécurisation des investissements.

Un droit au service de la souveraineté et du progrès

Dans un contexte de transformation accélérée des économies africaines, marqué notamment par la digitalisation et la complexification des pratiques juridiques, Dr Dogué rappelle que le droit s’impose désormais comme un véritable levier de souveraineté et de développement. À ce titre, l’ERSUMA entend pleinement assumer sa mission de sensibilisation, de vulgarisation et de renforcement des capacités, tout en structurant l’action juridique pour un impact économique tangible au sein de l’espace OHADA.

2025, une année charnière pour l’ERSUMA

Le Directeur Général est également revenu sur les performances enregistrées en 2025, qualifiées de « jalon majeur » dans l’histoire récente de l’institution. Grâce à une politique d’autofinancement jugée rigoureuse et responsable, l’ERSUMA a enregistré un accroissement de près de 200% de son chiffre d’affaires. Un résultat qui, selon Dr Dogué, témoigne de la solidité du modèle économique de l’École et de la confiance de ses partenaires. Au cours de la même année, près de 4 000 professionnels du droit, de la finance et de la gouvernance ont été sensibilisés et formés, contribuant à un renforcement significatif des capacités juridiques dans les États membres. Ces acquis constituent, selon la direction, les bases solides du plan stratégique quinquennal 2025-2029, orienté vers une montée en puissance « maîtrisée et ambitieuse ».

Innovation, inclusion et rayonnement international en 2026

Pour 2026, l’ERSUMA place l’innovation pédagogique au cœur de ses priorités. Les programmes de formation évolueront afin de mieux s’adapter aux mutations du droit et aux exigences de la pratique professionnelle. Cette dynamique sera soutenue par des partenariats institutionnels et académiques, destinés à enrichir les contenus et à renforcer l’attractivité internationale de l’École. Soucieuse de l’équité et de l’inclusion, l’institution prévoit également l’octroi de bourses de formation en ligne au profit des ressortissants des dix-sept États membres de l’OHADA. Une initiative visant à démocratiser l’accès à une formation juridique de haut niveau et à bâtir une communauté juridique africaine compétente et solidaire.

Former des « bâtisseurs de sécurité juridique »

Par ailleurs, l’année 2026 sera marquée par le lancement d’une Chaire OHADA, destinée à renforcer la diffusion et la reconnaissance internationale du droit OHADA, ainsi que par la création d’un Prix international de thèse, pour encourager l’excellence académique et stimuler la recherche juridique dans l’espace communautaire. Former des acteurs du changement. « À l’ERSUMA, nous ne formons pas seulement des professionnels du droit et du chiffre. », souligne Dr Dogué, insistant sur la vocation de l’École à former des « bâtisseurs de sécurité juridique » et des acteurs de la confiance économique.

Un carrefour de savoirs, un laboratoire d’idées…

Dr Karel Osiris Coffi Dogué appelle enfin à un engagement collectif renouvelé pour faire du droit un instrument de stabilité et de développement durable pour l’Afrique. En 2026, l’ERSUMA ambitionne ainsi de s’affirmer comme un carrefour de savoirs, un laboratoire d’idées et un moteur de transformation au service du continent. Un cap clairement assumé par sa direction, dans un contexte où la sécurité juridique demeure un enjeu central pour l’avenir économique africain.

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