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Sénégal : Deuil au cinéma et à la télévision, l’actrice Halima Gadji de la série à succès « Maîtresse d’un homme marié », est morte à 37 ans, en France

Photo : La défunte Halima Gadji


Le monde de l’audiovisuel africain est en deuil. L’actrice sénégalaise Halima Gadji, révélée au grand public par son rôle marquant dans la série à succès « Maîtresse d’un homme marié », n’est plus de ce monde des vivants. La star du cinéma et de la télévision est décédée, ce lundi 26 janvier, en France, à la suite d’un malaise. Elle avait 37 ans, pour s’être née en 1989 à Dakar, entre les quartiers de la Médina et de Sacré-Cœur, d’un père sénégalais et d’une mère algéro-marocaine.

Une vocation précoce

Halima Gadji incarnait une figure moderne, audacieuse et résolument panafricaine du petit écran. Son parcours, fait de détermination et de passion, l’a conduite à s’imposer comme l’un des visages féminins les plus influents de sa génération. Très tôt attirée par les arts, la défunte fait ses premiers pas dans le milieu des castings dès l’âge de 15 ans, animée par une ambition claire : vivre de son art. Avant d’accéder à la notoriété, elle se forge une solide expérience dans plusieurs productions locales, dont « Tundu Wundu » (2015) et la série policière « Sakho & Mangane » (2018-2020), où son talent commence à attirer l’attention des professionnels du secteur.

Le rôle qui change tout

C’est en 2019 que sa carrière prend un tournant décisif avec la série « Maîtresse d’un homme marié », produite par Marodi. Dans le rôle de Marième Dial, personnage central, charismatique et profondément clivant, Halima Gadji livre une performance qui marque durablement les téléspectateurs. La série, qui aborde sans détour des thématiques sociales sensibles comme les relations conjugales, l’émancipation féminine et les réalités urbaines contemporaines, connaît un succès retentissant bien au-delà du Sénégal. Le jeu intense et assumé de l’actrice suscite débats, passions et parfois controverses, mais confirme surtout son immense présence à l’écran. Dès lors, les propositions affluent et son visage devient incontournable dans les productions ouest-africaines.

Une carrière aux dimensions africaines

Portée par cette notoriété, Halima Gadji élargit rapidement son horizon artistique. Elle collabore avec des productions en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays du continent, consolidant son statut d’actrice panafricaine. Parallèlement à sa carrière d’actrice, elle évolue aussi comme mannequin, consultante mode et entrepreneuse, multipliant les projets et affirmant une image de femme indépendante et ambitieuse. Preuve de son engagement professionnel constant, elle avait encore publié un message sur sa page Facebook le jour même de son décès, annonçant le casting de la saison 2 de l’émission de téléréalité « Nouvelle Reine », diffusée sur Canal+ Afrique.

Un message empreint d’enthousiasme, aujourd’hui chargé d’une poignante résonance.

Derrière la lumière, des combats personnels

Malgré une trajectoire enviée, la vie d’Halima Gadji n’a pas été exempte d’épreuves. Ces dernières années, l’actrice avait évoqué à demi-mot, comme vous pouvez l’entendre dans l’extrait ci-dessous, des périodes de fragilité psychologique, marquées par des épisodes de dépression.

Des combats intimes menés loin des plateaux de tournage, qui ont parfois ralenti son élan professionnel, sans jamais entamer sa volonté de revenir sous les projecteurs.

Une onde de choc dans le paysage culturel

Depuis l’annonce de son décès dont les vraies causes restent encore officiellement inconnues, les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux et dans le milieu artistique. Fans, collègues, producteurs et anonymes saluent une artiste talentueuse, audacieuse et profondément humaine, qui aura contribué à faire évoluer les représentations féminines dans les séries africaines contemporaines. Avec la disparition d’Halima Gadji, le paysage audiovisuel perd une voix forte, un visage marquant et une personnalité qui aura, en quelques années, laissé une empreinte durable dans l’histoire des séries africaines.

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