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OOAS-PROALAB : La Côte d’Ivoire salue des avancées concrètes pour des laboratoires plus performants en Afrique de l’Ouest

Photo : La représentante ivoirienne, pharmacienne biologiste Dr Zanli épouse Karamoko Lou Blian Rokya, en famille avec le Directeur Ali Sani (G) et le DG OOAS, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi (D), à Cotonou, ce mercredi 28 janvier


À l’issue de la 5ᵉ Réunion des Comités technique et de pilotage du Projet de Renforcement de la Surveillance Épidémiologique et des Systèmes de Laboratoire en Afrique de l’Ouest (PROALAB), organisée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), à Cotonou, du lundi 26 au mercredi 28 janvier, la Côte d’Ivoire a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement des systèmes de laboratoires de santé publique dans la région.

Des « avancées notables »

Au nom de la Directrice générale du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) de Côte d’Ivoire, Dr Kourouma Touré Aïsseta, la pharmacienne biologiste Dr Zanli épouse Karamoko Lou Blian Rokya a accordé un entretien à la rédaction differenceinfobenin.com et du quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », ici à Porto-Novo,, saluant des « avancées notables » dans la mise en œuvre du projet régional.

Un projet stratégique pour la sécurité sanitaire

Le projet PROALAB, porté par l’OOAS, vise à améliorer la qualité, la performance et la fiabilité des laboratoires de biologie médicale en Afrique de l’Ouest. Il s’inscrit dans une logique de renforcement des capacités nationales pour une meilleure détection, surveillance et riposte face aux menaces sanitaires. Pour Dr Zanli, cette rencontre de Cotonou marque une étape importante. Elle a mis en avant la qualité des échanges techniques entre les pays membres et les partenaires, soulignant que les discussions ont permis d’évaluer les progrès réalisés et d’identifier les défis persistants. « Les laboratoires sont au cœur des systèmes de santé. Sans résultats fiables, rapides et normalisés, il est difficile de prendre des décisions efficaces en matière de santé publique. », a expliqué Dr Rokya Zanli, insistant sur l’importance de l’harmonisation des pratiques et des standards à l’échelle régionale.

Des progrès, mais aussi des défis

Au cours des travaux, les participants ont passé en revue les activités menées dans les différents pays, notamment en matière de formation du personnel, d’assurance qualité, de maintenance des équipements et de gestion des échantillons biologiques. La représentante ivoirienne a salué les efforts engagés pour structurer davantage les réseaux nationaux de laboratoires et renforcer les compétences techniques. Toutefois, elle a également reconnu que plusieurs défis demeurent, en particulier le financement durable des activités, la disponibilité des réactifs et la maintenance régulière des équipements. Selon elle, la mutualisation des expériences entre pays constitue l’un des atouts majeurs de PROALAB. « Chaque pays avance à son rythme, mais nous faisons face à des réalités similaires. Le partage d’expériences nous permet d’aller plus vite et d’éviter certaines erreurs. », a-t-elle confié.

La Côte d’Ivoire engagée dans la dynamique régionale

Dr Zanli a rappelé que la Côte d’Ivoire, à travers le LNSP, reste pleinement engagée dans la dynamique impulsée par l’OOAS. Elle a notamment évoqué les efforts consentis pour améliorer la qualité des analyses biologiques et renforcer les mécanismes d’assurance qualité au niveau national. Dans une plaidoirie, elle a également insisté sur la nécessité d’un soutien continu des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) afin de consolider les acquis du projet et d’assurer sa pérennité.

Cotonou, carrefour de la coopération sanitaire

La tenue de cette 5ᵉ réunion à Cotonou illustre, une fois encore, le rôle central du Bénin dans la coopération sanitaire régionale. Pendant trois jours, experts, responsables de laboratoires et décideurs ont travaillé à consolider une vision commune : celle de systèmes de laboratoires plus robustes, interconnectés et capables de répondre efficacement aux urgences sanitaires. À travers PROALAB, l’OOAS confirme ainsi sa volonté de bâtir une Afrique de l’Ouest mieux préparée face aux épidémies et aux crises sanitaires, avec des laboratoires comme première ligne de défense.

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