Photo : Le fils du Prophète fondateur de l’ECC, Mathieu Olatosho Oshoffa
Le processus de transition au sein de l’Église du Christianisme Céleste (ECC) enregistre un départ de taille. Mathieu Olatosho Oshoffa a officiellement présenté sa démission du Conseil Supérieur de Transition (CST), selon une correspondance datée du 28 janvier 2026 et adressée au Coordonnateur général du CST, le Vénérable Suprême Évangéliste Bertin Bada. Fils du Prophète fondateur de l’Église du Christianisme Céleste, Samuel Bilewu Joseph Oshoffa (né au Dahomey le 18 mai 1909 et décédé le 10 septembre 1985 au Nigeria) Mathieu Olatosho Oshoffa occupait une place symbolique et spirituelle majeure dans ce processus censé conduire à l’unification et à la stabilisation de la gouvernance de l’Église.
Une décision dictée par la conscience
Depuis le siège de son église basé à Ketu, dans l’Est du Nigeria, à l’Est du Bénin, le dignitaire religieux évoque des « raisons de conscience spirituelle, doctrinale et personnelle » pour justifier son retrait. Dans sa lettre, il confie ne plus parvenir à se « retrouver ni à se concentrer sur l’essentiel » comme il l’avait envisagé en rejoignant l’organe de transition. Il estime en outre que sa présence au sein du CST pourrait être interprétée comme une forme de renoncement silencieux face au traitement réservé à certains textes fondamentaux de l’Église. Une situation qu’il juge incompatible avec ses convictions profondes.
Les textes fondateurs au cœur des préoccupations
Mathieu Olatosho Oshoffa insiste particulièrement sur la place de la Constitution Bleue, du Livre Saint et du Saint Livre de l’Église du Christianisme Céleste, rédigés sous l’inspiration spirituelle de son père et reconnus comme universels au sein de la communauté céleste. Il rappelle notamment les dispositions de l’article 91 de la Constitution Bleue, qui affirme le règne absolu du Saint-Esprit sur l’Église, en particulier en matière de nom, de doctrine, de formes de culte et de cantiques. Selon lui, ces éléments ne peuvent faire l’objet d’aucune altération humaine. Au-delà des textes écrits, il souligne également l’autorité des enseignements oraux et audiovisuels du Prophète fondateur, qu’il considère comme indissociables du socle doctrinal de l’Église. Cette interprétation rigoureuse rendrait, à ses yeux, sa participation au CST incompatible avec sa fidélité aux principes originels.
L’absence du « constituant original » pointée du doigt
Autre élément de trouble évoqué : l’absence, dans le processus actuel, du Très Supérieur Évangéliste S. O. Banjo, présenté comme le « constituant original et unique survivant des rédacteurs et amendeurs de la Constitution Bleue ». Une situation que le démissionnaire dit affecter sa conscience « humaine et chrétienne céleste ».
Remerciements et message aux autorités
Malgré son retrait, Mathieu Olatosho Oshoffa exprime sa gratitude au Vénérable Suprême Évangéliste Bertin Bada pour la confiance accordée ainsi que pour l’encadrement et la collaboration durant son mandat. Il adresse également ses vœux de succès et de bénédictions à l’équipe restante du CST. Dans un geste notable, il a aussi tenu à remercier le Président de la République du Bénin, Patrice Talon, pour son « implication à 100% » dans le processus d’unification de l’Église du Christianisme Céleste, demandant que sa reconnaissance personnelle lui soit transmise. Cette démission, à forte portée symbolique et spirituelle, pourrait marquer un tournant dans la dynamique interne de l’Église, alors que le processus de transition reste un enjeu majeur pour son unité et sa gouvernance future.


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