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MFR – Santé reproductive : « Nous soutenons pleinement cette dynamique », Yamoussoukro salue le leadership de l’OOAS depuis Cotonou et renouvelle son engagement aux côtés de l’Organisation

Photo : La délégation ivoirienne, Dr Sylla Sada en première position (G), à Cotonou, ce mercredi 4 mars


La Côte d’Ivoire a exprimé sa reconnaissance envers l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) pour son appui constant dans la promotion de la santé reproductive dans l’espace de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). À l’occasion de la réunion du comité technique du Mécanisme de Financement Régional (MFR) tenue à Cotonou, du lundi 2 au mercredi 4 mars, la représentante du ministère ivoirien de la Santé, a salué l’impact de ce dispositif tout en renouvelant l’engagement de son pays à poursuivre cette dynamique régionale. Cadre du programme santé mère-enfant et responsable de la gestion des approvisionnements ainsi que de la sécurisation des produits de santé liés à la reproduction, Sylla Sada a rappelé l’importance de ce mécanisme pour soutenir les efforts nationaux en matière de planification familiale et de santé sexuelle.

Un appui déterminant pour la Côte d’Ivoire

Selon la représentante ivoirienne, la participation de son pays à la phase 5 du mécanisme constitue une avancée significative. Le dispositif comprend notamment un fonds destiné à l’achat des produits contraceptifs et un second consacré au renforcement des capacités. « Ce mécanisme est pour nous un appui important. Il nous permet de combler certains besoins en produits de santé de la reproduction et de renforcer nos capacités pour mener des actions en faveur des femmes, des jeunes et des adolescents. », a-t-elle indiqué. La Côte d’Ivoire a déjà engagé les démarches nécessaires pour bénéficier de ce financement, notamment en soumettant une requête pour l’acquisition de produits. Le processus de mise à disposition est aujourd’hui bien avancé et devrait contribuer à améliorer la disponibilité de ces produits essentiels dans le pays.

Des actions ciblées pour les jeunes et les femmes

Au-delà de l’approvisionnement en produits contraceptifs, les financements issus du mécanisme permettront également de soutenir des activités de sensibilisation et d’intervention en matière de santé sexuelle et reproductive. Pour Sylla Sada, ces initiatives sont essentielles pour accompagner les populations, notamment les jeunes et les adolescents, dans la gestion responsable de leur vie reproductive. « La santé de la reproduction est une question fondamentale pour nos populations. Elle permet aux femmes et aux jeunes de mieux planifier leur avenir, de poursuivre leurs études et de s’épanouir pleinement avant de s’engager dans la vie familiale. », a-t-elle expliqué.

Le défi de la disponibilité jusqu’au dernier kilomètre

Malgré ces avancées, la représentante ivoirienne reconnaît que plusieurs défis subsistent. Le principal concerne la disponibilité continue des produits de santé reproductive sur l’ensemble du territoire. « Le défi, comme dans beaucoup de pays, reste la disponibilité des produits jusqu’au dernier kilomètre. Cela nécessite des financements suffisants et disponibles à temps afin d’éviter toute rupture dans l’approvisionnement. », a-t-elle souligné. Une planification efficace des besoins et un financement durable sont donc indispensables pour garantir la continuité des services de planification familiale et de santé reproductive.

Une coordination régionale saluée

Sylla Sada a également mis en avant l’importance de la coordination régionale au sein de la CEDEAO pour relever les défis communs en matière de santé publique. « Le fait de nous fédérer entre pays de la CEDEAO avec un leadership fort nous encourage beaucoup. Cette coordination nous permet de partager nos expériences, de renforcer nos stratégies et de mieux adresser les enjeux de la santé reproductive. », a-t-elle déclaré. Dans une région caractérisée par une population majoritairement jeune, elle estime que la planification familiale doit être davantage intégrée dans les politiques publiques afin de garantir un accès facile et permanent aux produits nécessaires.

Quinze années d’accompagnement saluées

La Dr Pharmacien, Chargé d’Etude, de Sécurisation des produits de Santé de la Reproduction et Santé Maternelle, Néonatale et Infantile (G2MTLPS) au PNSME Côte d’Ivoire a particulièrement insisté sur la longévité du programme régional soutenu par l’OOAS, qui accompagne les pays depuis près de quinze ans. « Beaucoup de projets commencent mais ne durent pas aussi longtemps. Cet accompagnement nous a permis d’apprendre, de corriger nos insuffisances et d’harmoniser nos approches. Aujourd’hui, plusieurs mécanismes fonctionnent de manière presque automatique. », a-t-elle relevé. Pour Sylla Sada, cette continuité témoigne de la solidité de la coopération régionale et de la pertinence des initiatives portées par l’OOAS.

Un message de reconnaissance et d’engagement

En conclusion, Sylla Sada a adressé un message de remerciement appuyé à l’OOAS pour son soutien constant aux pays de la région. « Nous remercions l’OOAS pour son accompagnement et réaffirmons notre engagement à continuer de soutenir cette dynamique régionale. Ensemble, nous devons poursuivre nos efforts pour garantir une santé reproductive accessible à toutes les populations. », a-t-elle déclaré. Il faut dire qu’à travers cette collaboration renforcée, la Côte d’Ivoire entend contribuer pleinement aux efforts collectifs visant à améliorer la santé des femmes, des jeunes et des adolescents dans l’espace CEDEAO.

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