Photo : Les membres du gouvernement togolais, à Lomé, vendredi 13 mars
Un point d’information conjoint du gouvernement togolais s’est tenu, vendredi 13 mars, au ministère de la Communication, à la suite de la communication faite en Conseil des ministres du gouvernement togolais, le mercredi 11 mars. Objectif : faire la lumière sur les cas signalés de disparitions et d’enlèvements qui suscitent une vive inquiétude au sein de l’opinion publique. Autour de la table, plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba, ont présenté les conclusions des investigations menées sur une période de trois mois, soit du lundi 1er décembre 2025 au samedi 28 février 2026.
Une majorité de personnes retrouvées
Selon les chiffres officiels, sur les 102 cas signalés durant cette période, 86 personnes ont été retrouvées, soit 84,31% des cas. Parmi elles figurent 63 mineurs, une proportion importante qui témoigne de la sensibilité particulière de ces situations. En revanche, 16 personnes (dont 14 majeurs et 2 mineurs) restent activement recherchées par les services compétents. Ces cas représentent 15,69% des signalements enregistrés. Toutefois, les autorités de Lomé se veulent rassurantes. « Ces situations ne présentent aucun caractère inquiétant à ce stade. », a indiqué le ministre de la Sécurité, appelant à éviter toute interprétation hâtive.
Pas de preuve d’un réseau organisé
L’un des points majeurs de ce point de presse concerne l’absence d’éléments probants attestant de l’existence d’un réseau criminel structuré spécialisé dans l’enlèvement de personnes au Togo. « Aucun élément ne permet, à ce jour, d’établir l’existence d’un tel réseau. », ont insisté les autorités, tout en précisant que les enquêtes se poursuivent afin d’élucider l’ensemble des cas signalés.
Renforcement des mesures sécuritaires
Face aux préoccupations des populations, le gouvernement togolais annonce un renforcement des dispositifs de sécurité. Parmi les mesures engagées :
- une intensification des dispositifs de surveillance sur l’ensemble du territoire ;
- un renforcement de la coordination avec les autorités locales.
Ces actions visent à prévenir tout incident et à rassurer les citoyens dans un contexte marqué par la circulation de rumeurs sur les réseaux sociaux.
Appel à la vigilance et à la responsabilité
Les autorités invitent la population à adopter des comportements responsables. Toute situation suspecte doit être signalée aux forces de l’ordre, notamment auprès de la police ou de la gendarmerie, ou via le numéro vert gratuit 1014. Par ailleurs, le gouvernement met en garde contre la diffusion de fausses informations. « La propagation de rumeurs susceptibles de troubler l’ordre public est punie par la loi. », rappelle-t-il. En conclusion, l’exécutif appelle à la vigilance collective tout en se voulant rassurant : « Il n’y a aucune raison de céder à la panique. »




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