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Accès à l’état civil : L’OIF veut briser un verrou historique d’ici 2030 pour garantir une identité à chaque femme et fille

Photo : Les participants en famille, à New York, lundi 9 mars


En marge de la 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a tenu, lundi 9 mars, à New York, aux États-Unis, un dialogue de haut niveau consacré à un enjeu majeur : l’accès des femmes et des filles à l’identité juridique. Placée sous le thème « Actions francophones pour les femmes et les filles : l’identité juridique, vecteur de justice », la rencontre a réuni des décideurs politiques, des experts et des représentants d’institutions internationales autour d’un constat partagé : l’état civil ne saurait être réduit à une simple formalité administrative. Il constitue au contraire une clé essentielle d’accès aux droits fondamentaux, à la protection juridique et à la justice.

L’invisibilité juridique de millions de femmes et de filles

Au cœur des échanges, la problématique de l’invisibilité juridique de millions de femmes et de filles dans l’espace francophone. Privées d’actes de naissance ou de documents d’identité, elles se retrouvent souvent exclues des systèmes éducatifs, sanitaires et judiciaires. Une situation qui freine non seulement leur autonomisation, mais aussi et surtout le développement inclusif des États. Les discussions ont été nourries par plusieurs retours d’expériences, notamment celui de Patricia Adeline Lamah, ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités de Guinée. La responsable gouvernementale a mis en lumière les efforts engagés au niveau national pour améliorer l’enregistrement des naissances et renforcer l’accès des femmes aux services d’état civil, tout en soulignant les défis persistants, notamment en zones rurales.

Garantir, d’ici 2030, un accès universel à l’état civil pour les femmes et les filles

Dans la même dynamique, l’OIF a présenté plusieurs initiatives visant à accompagner ses États membres dans la modernisation des systèmes d’état civil et la promotion de politiques inclusives. L’accent a été mis sur la digitalisation, la sensibilisation des populations et le renforcement des capacités institutionnelles. Au terme des travaux, les délégations ont lancé un appel à une mobilisation accrue pour atteindre un objectif clair : garantir, d’ici 2030, un accès universel à l’état civil pour les femmes et les filles. Un engagement qui s’inscrit dans la droite ligne des Objectifs de Développement Durable (ODD), et qui place l’identité juridique au cœur des politiques publiques en faveur de l’égalité des sexes. Ce dialogue de haut niveau apparaît ainsi comme une étape décisive dans la consolidation d’une action francophone concertée, où l’identité juridique devient un levier stratégique pour la justice sociale et l’inclusion.

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