Appuyez sur “Entrée” pour passer au contenu

ONU : 123 pour, 52 abstentions et 03 contre, un vote historique reconnaît la traite transatlantique comme « crime majeur contre l’humanité »

Photo : L’hémicycle de l’ONU, après le vote, ce mercredi 25 mars


Historique ! Ce mercredi 25 mars, l’Organisation des Nations unies (ONU) a franchi une étape symbolique majeure dans la reconnaissance des crimes du passé. Par 123 voix pour, 52 abstentions et 3 votes contre (ceux des États-Unis, d’Israël et de l’Argentine), l’Assemblée générale a adopté une résolution qualifiant la traite transatlantique de « crime le plus grave contre l’humanité ». Portée par le Ghana, l’initiative a été saluée par des applaudissements nourris dans l’hémicycle, marquant un moment d’émotion et de portée historique. Pour de nombreux États africains et caribéens, ce vote vient consacrer des décennies de lutte pour une reconnaissance internationale claire et sans ambiguïté de l’horreur que fut la traite négrière transatlantique.

Pas d’unanimité… incompréhension et interrogations

Cependant, cette avancée n’a pas fait l’unanimité. L’Union Européenne (UE), dont la France, a choisi de s’abstenir, suscitant incompréhension et interrogations. Une position d’autant plus remarquée que Paris s’était distingué dès 2001 avec la loi Taubira, première au monde à reconnaître l’esclavage et la traite comme crimes contre l’humanité. Si la résolution adoptée n’a pas de portée contraignante sur le plan juridique, elle n’en demeure pas moins lourde de sens. Car au-delà des effets de droit, ce sont les mots et leur portée symbolique qui façonnent les mémoires collectives et orientent les débats contemporains sur la justice, les réparations et la reconnaissance.

La mémoire est un acte politique

Ce vote met en lumière une dynamique nouvelle : celle d’une Afrique qui ne se contente plus de revendiquer, mais qui affirme sa voix sur la scène internationale. En portant cette résolution, le Ghana s’inscrit comme un acteur clé de cette diplomatie mémorielle assumée. Au final, plus qu’un simple texte, cette adoption rappelle une vérité essentielle : la mémoire est un acte politique. Et, à travers ce vote, c’est une page de l’histoire mondiale qui vient d’être réaffirmée avec force et solennité.

Soyez le premier a laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Mission News Theme by Compete Themes.