Photo : Le DG OOAS, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, à Cotonou, ce jeudi 26 mars
À Cotonou, la dynamique est clairement enclenchée. Réunis dans le cadre de l’atelier sur la mobilisation des ressources domestiques pour la santé, les parlementaires de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) affichent un intérêt croissant pour les réformes structurelles proposées au niveau régional. Au cœur de cette effervescence : la Politique Régionale de Santé Communautaire (PRSC), portée avec conviction par le Directeur général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi.
La PRSC, un « chef-d’œuvre » stratégique au cœur des débats
Présentée comme un document de référence, la PRSC s’impose déjà comme l’un des piliers de la transformation des systèmes de santé en Afrique de l’Ouest. Ce cadre stratégique, qualifié par plusieurs observateurs de véritable « chef-d’œuvre », a été officiellement lancé, le mardi 24 mars, à Cotonou par la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest, à la veille de l’ouverture de l’atelier parlementaire. Pensée pour renforcer l’ancrage communautaire des politiques de santé, la PRSC met l’accent sur une approche intégrée, inclusive et durable, reposant sur trois leviers fondamentaux : les ressources humaines, matérielles et financières.
Dr Aïssi, artisan d’une vision structurante
Face aux parlementaires réunis dans la salle du Dôme Sofitel, transformée en hémicycle, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi a livré une présentation magistrale, mêlant rigueur technique et vision politique. Défenseur d’une réforme en profondeur, il a insisté sur la nécessité de repenser le financement de la santé à l’échelle communautaire. « La santé est le premier élément économique qui existe. », a martelé Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, appelant les États membres à faire preuve d’audace politique pour accompagner la mise en œuvre de la PRSC. Dans cette logique, il a proposé une mesure innovante : l’instauration d’un prélèvement de 2% sur le prix du carburant. Une piste concrète pour générer des ressources internes capables de soutenir durablement les ambitions sanitaires de la région.
La démographie comme levier de puissance
Dans un discours à contre-courant des idées reçues, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi a également réhabilité le rôle de la démographie africaine. « Ce n’est pas un frein, c’est une force. », a-t-il affirmé, soulignant que le capital humain constitue la véritable richesse de l’Afrique de l’Ouest. Avec plus de 400 millions d’habitants en 2025, l’espace CEDEAO représente un potentiel considérable. Pour le DG de l’OOAS, cette dynamique démographique doit être accompagnée par des investissements massifs et intelligents dans la santé communautaire, tels que prévus dans la PRSC.
Une adhésion politique en construction
Au fil des échanges, les parlementaires ont exprimé un intérêt manifeste pour cette approche structurée, qui allie vision stratégique et solutions concrètes. La PRSC apparaît désormais comme une feuille de route crédible pour améliorer les indicateurs de santé dans la région, tout en renforçant la souveraineté sanitaire des États.
Entre technicité et émotion, un moment marquant
Mais au-delà des analyses et des projections, c’est aussi l’engagement personnel de Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi qui a marqué les esprits. Porté par la gravité des enjeux, il a laissé transparaître une vive émotion lors de son intervention, traduisant l’urgence d’agir pour des millions de citoyens. Les applaudissements nourris des députés ont alors résonné comme un signal fort : celui d’une prise de conscience collective face aux défis sanitaires.
Cotonou, point de départ d’un tournant régional ?
Alors que l’atelier s’achève demain, vendredi 27 mars, une certitude s’impose : la PRSC, portée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé et incarnée par Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, pourrait bien marquer un tournant décisif dans l’histoire sanitaire de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest. À Cotonou, les bases d’une réforme ambitieuse sont posées. Reste désormais à transformer l’adhésion politique en actions concrètes.


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