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CEDEAO : Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi veut sauver 400 millions de vies, He Jérémie Adomahou propose la voie rapide

Photo : Le DG OOAS, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi (G), et le député Jérémie Adomahou (D)


Au terme de trois jours de travaux intenses, l’atelier des Parlementaires de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la mobilisation des ressources domestiques pour la santé, organisé par l’Organisation Ouest-Africaine de Santé (OOAS), s’est achevé sur deux décisions fortes susceptibles de transformer durablement la santé communautaire en Afrique de l’Ouest. Portée par le Directeur général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, cette dynamique vise un objectif clair : améliorer concrètement la vie de plus de 400 millions de personnes dans la sous-région.

Congé maternité : un tournant pour la santé de la mère et de l’enfant

  • La première avancée majeure concerne la protection de la mère et de l’enfant. Les parlementaires ont formulé une recommandation ambitieuse : porter le congé de maternité à un minimum de six mois après l’accouchement. L’objectif à ce niveau est de garantir l’allaitement maternel exclusif, reconnu comme un levier essentiel pour réduire la mortalité infantile, renforcer l’immunité des nouveau-nés et améliorer leur développement. Une mesure qui, si elle était adoptée à grande échelle, pourrait marquer un tournant décisif dans les politiques de santé publique de la région.

Financement de la santé : vers une souveraineté régionale

  • La seconde décision s’attaque à un enjeu tout aussi stratégique : le financement. Les parlementaires ont insisté sur la nécessité de légiférer pour mobiliser davantage de ressources domestiques dédiées à la santé communautaire, tout en garantissant leur sécurisation et leur utilisation efficace. Cette orientation s’inscrit dans une logique de rupture avec la dépendance aux financements extérieurs, en posant les bases d’une véritable souveraineté sanitaire.

Aïssi : une ambition régionale assumée

Pour le Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, ces deux décisions ne doivent pas rester au stade des intentions. Le béninois patron de l’OOAS entend voir ces recommandations se traduire rapidement en actions concrètes pour le bien-être des populations ouest-africaines. Son ambition n’est plus à rappeler : faire de ces réformes des instruments capables d’impacter durablement la santé de centaines de millions de citoyens ouest-africains.

Adomahou propose une voie rapide pour l’application

Mais au-delà des décisions, la question de leur mise en œuvre reste centrale. Sur ce point, le député béninois et parlementaire de la CEDEAO, Jérémie Adomahou, a proposé une piste jugée déterminante. Selon l’élu de la 12e circonscription électorale (Dogbo, Lalo et Toviklin) du Bénin, le mécanisme le plus efficace passerait par une approche régionale coordonnée. Et pour cause, l’OOAS, en collaboration avec la Commission de la CEDEAO sous la présidence du Dr Omar Alieu Touray, pourrait introduire une directive communautaire. Une fois adoptée par la Conférence des chefs d’État, en passant par le Parlement de la CEDEAO, cette directive s’imposerait automatiquement à tous les pays membres. « Une directive sous-régionale permettrait d’aligner tous les États au même moment, sans laisser certains pays à la traîne. », a confié Jérémie Adomahou à la rédaction de differenceinfobenin.com.

Une opportunité à saisir pour accélérer les réformes

Aux yeux de la rédaction differenceinfobenin.com et du quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », à Porto-Novo, cette proposition apparaît comme un levier stratégique pour accélérer l’harmonisation des politiques de santé dans la région. Elle offre à l’OOAS une opportunité de transformer rapidement des recommandations en obligations applicables, évitant ainsi les lenteurs nationales souvent observées dans les processus législatifs.

Cotonou, point de départ d’un basculement régional

À l’issue de cet atelier, un constat s’impose : l’Afrique de l’Ouest est à un tournant de son histoire sanitaire. Entre volonté politique, innovation institutionnelle et engagement des acteurs, les bases d’une transformation profonde sont posées. Reste désormais à concrétiser ces engagements. Pour Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, le message est clair : le temps de l’action a sonné.

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