Photo : Le DG de la PCG de la Guinée, à Cotonou, ce vendredi 3 avril
À l’issue de l’atelier régional sur le Système d’Alerte Précoce (SAP) pour la sécurisation des produits de santé de la reproduction, les participants repartent avec des perspectives renforcées. Parmi eux, le Dr Adama Bakary Keïta, Directeur Général de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG), présent dans la délégation de la Guinée, dresse un bilan encourageant des travaux. « Nous sommes très honorés de représenter la Guinée à cet atelier sous-régional consacré à la planification familiale et aux intrants de santé de la mère et de l’enfant. », a-t-il déclaré, saluant la qualité des échanges sous l’égide de l’OOAS qui ont permis de mieux comprendre les nouvelles orientations en matière de financement.
Vers un modèle de cofinancement avec l’UNFPA
Au cœur des discussions, la transition vers un modèle de cofinancement avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), qui appelle désormais les États à accroître leur contribution interne. « Nous sommes dans une phase où il est demandé aux pays d’aller vers un financement partagé à hauteur de 50-50. », a expliqué le responsable guinéen. Pour le pays que dirige le Général Mamadi Doumbouya depuis le 17 janvier dernier pour un mandat de sept ans après sa victoire à l’élection présidentielle de décembre 2025, cette évolution représente à la fois un défi et une opportunité. Les travaux de la capitale économique béninoise ont permis à la délégation de Conakry de mieux cerner les contours de cette transition et de se projeter dans les actions à mener à court et moyen termes.
Une volonté politique engagée
De retour au pays, l’accent sera mis sur le plaidoyer auprès des autorités nationales. « Nous allons utiliser tous les outils mis à notre disposition pour renforcer le dialogue avec nos décideurs. », a indiqué Dr Adama Bakary Kéïta, évoquant notamment la nécessité de créer une ligne budgétaire dédiée au financement des produits de santé de la mère et de l’enfant au sein du ministère de l’Économie et des Finances. L’acteur sanitaire guinéen a par ailleurs souligné l’existence d’une volonté politique déjà engagée dans son pays, avec des ressources allouées chaque année au secteur de la santé. Une dynamique que les acteurs entendent consolider pour garantir un accès durable aux produits de planification familiale.
Vers une meilleure coordination
Autre élément de satisfaction : la participation conjointe des autorités techniques et financières à l’atelier. « La présence des représentants des ministères de la Santé et des Finances est un signal fort. Cela montre que nous avançons vers une meilleure coordination. », s’est-il réjoui. Au terme de cette rencontre régionale, la Guinée repart ainsi avec un objectif clair : transformer les acquis de Cotonou en actions concrètes pour sécuriser l’approvisionnement en produits de santé reproductive. Un engagement porteur d’espoir, dans un contexte où la disponibilité de ces intrants reste un enjeu majeur de santé publique pour les populations, notamment les femmes et les enfants.


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