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Scrutin du 12 avril : Entre urnes et investisseurs, l’avertissement stratégique de la CONEB

À quatre jours de l’échéance présidentielle du 12 avril prochain, la Confédération Nationale des Employeurs du Bénin (CONEB) sort de sa réserve. Dans une déclaration solennelle rendue publique ce mercredi 8 avril, l’organisation faîtière du secteur privé béninois interpelle citoyens, entreprises et acteurs publics sur l’enjeu crucial de la participation électorale dans un contexte de compétition entre le candidat du pouvoir, Romuald Wadagni, et celui de l’opposition (FCBE), Paul Hounkpè.

Un scrutin aux enjeux économiques majeurs

Pour la CONEB, le scrutin de dimanche dépasse largement le cadre politique. Il s’inscrit dans « une étape déterminante de l’évolution politique et économique » du pays. Dans un environnement international jugé exigeant, l’organisation patronale insiste sur un triptyque fondamental : stabilité institutionnelle, qualité de la gouvernance et légitimité démocratique. Autant de facteurs qui, selon elle, conditionnent directement la confiance des investisseurs et la perception du Bénin sur la scène économique mondiale.

Le signal du taux de participation

Au cœur de la déclaration, un message fort : le taux de participation électorale constitue un indicateur déterminant pour les partenaires économiques. « Il conditionne la perception du risque pays, la confiance des partenaires et l’orientation des investissements directs étrangers. », souligne la CONEB. Dans cette optique, l’organisation appelle à une mobilisation générale :

  • les citoyens, invités à accomplir massivement leur devoir civique ;
  • les entreprises, encouragées à faciliter et promouvoir la participation de leurs employés ;
  • les forces vives, exhortées à faire de ce scrutin une démonstration de maturité démocratique.

Un regard attentif sur les projets en lice

Sans afficher un soutien explicite, la CONEB note néanmoins que les orientations portées par le duo Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata traduisent une volonté de consolidation des acquis économiques et de poursuite des réformes. Des éléments jugés essentiels pour maintenir la confiance des investisseurs. Mais l’organisation rappelle aussitôt une exigence non-négociable : aucune ambition économique ne saurait prospérer sans une légitimité populaire « forte et incontestable ».

Le secteur privé en partenaire exigeant

Au lendemain du scrutin, la CONEB se projette déjà dans une posture de collaboration avec les autorités issues des urnes. Elle entend jouer pleinement son rôle de partenaire engagé pour :

  • améliorer le climat des affaires ;
  • renforcer l’attractivité du territoire ;
  • promouvoir l’investissement productif ;
  • générer des emplois durables.

« La CONEB n’est pas un simple observateur. Elle est un acteur. », martèle son président, Albin Feliho.

Un test pour la crédibilité du Bénin

En conclusion, le patronat béninois pose clairement les termes de l’équation : le 12 avril doit être « plus qu’une échéance électorale ». Il doit incarner à la fois la vitalité démocratique et la crédibilité économique du pays. Un message qui sonne comme un avertissement autant qu’un appel : sans forte mobilisation citoyenne, le Bénin pourrait fragiliser son image économique. À l’inverse, une participation massive renforcerait sa position dans la compétition internationale pour les investissements. À quelques heures du vote, la CONEB place ainsi le scrutin au cœur d’un enjeu stratégique : celui de la confiance.

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