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Côte d’Ivoire : Qui arrêtera l’hémorragie ? 3000 milliards FCFA perdus chaque année dans l’orpaillage clandestin

Une phrase, lourde de sens, qui a figé l’assistance. Ce jeudi 30 avril, à la Conférence Risque Pays tenue au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, le président du Groupe Bloomfield Intelligence, Stanislas Zézé, a lancé une alerte retentissante sur l’ampleur des pertes économiques liées à l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. « La Côte d’Ivoire perd chaque année environ 3000 milliards de FCFA dans l’orpaillage illégal. », a-t-il déclaré, provoquant un silence pesant dans la salle. Une estimation vertigineuse qui met en lumière un phénomène aux conséquences multiples, à la fois économiques, environnementales et sécuritaires.

Impacts environnementaux désastreux

Selon l’expert, cette hémorragie financière prive l’État de ressources fiscales considérables, tout en alimentant des circuits informels difficilement contrôlables. L’orpaillage illégal, très répandu dans plusieurs régions du pays, échappe en grande partie aux mécanismes de régulation et favorise des réseaux parallèles souvent liés à la contrebande. Au-delà de la perte de revenus, Stanisla Zézé a insisté sur les impacts environnementaux désastreux de cette activité. Déforestation, pollution des cours d’eau par des produits chimiques dangereux comme le mercure et le cyanure, destruction des terres agricoles : les effets sont durables et parfois irréversibles.

Un renforcement des politiques publiques

La question sécuritaire n’est pas en reste. L’orpaillage clandestin attire des acteurs nationaux et étrangers, parfois en lien avec des groupes organisés, ce qui complique davantage la tâche des autorités. « C’est un sujet de souveraineté économique et de stabilité sociale. », a-t-il martelé. Face à ce constat, plusieurs participants à la conférence ont appelé à un renforcement des politiques publiques, notamment à travers une meilleure traçabilité de la production aurifère, une formalisation accrue du secteur et des actions de sensibilisation auprès des populations locales.

Des mesures concrètes pour enrayer un fléau

Organisée dans un contexte régional marqué par des défis économiques et sécuritaires croissants, la Conférence Risque Pays d’Abidjan aura ainsi été le théâtre d’un signal d’alarme majeur. Reste désormais à savoir si cette prise de conscience débouchera sur des mesures concrètes pour enrayer un fléau qui coûte chaque année des milliards à l’économie ivoirienne.

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