Photo : Le président Romuald Wadagni, au Palais d’Aso Rock, à Abuja, ce lundi 1er juin
De retour au Palais de La Marina, à Cotonou, la capitale économique béninoise, après une intense tournée diplomatique qui l’a conduit successivement au Nigeria, au Niger et au Burkina Faso, le président béninois Romuald Wadagni a tenu à exprimer sa gratitude à ses homologues et aux peuples des trois pays visités. Dans une publication diffusée dans la soirée de ce mardi 2 juin sur sa page Facebook, le chef de l’État a salué l’accueil qui lui a été réservé et réaffirmé sa vision d’une coopération régionale renforcée au service du développement du continent africain. Cette déclaration intervient au terme de sa première série de déplacements internationaux depuis son investiture du dimanche 24 mai dernier, une séquence diplomatique marquée par des rencontres avec le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, le président de la Transition nigérienne, le Général Abdourahamane Tiani et le président de la Transition burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré. « De Lagos à Niamey, puis à Ouagadougou, j’ai été profondément touché par l’accueil chaleureux, fraternel et empreint de respect que m’ont réservé les autorités ainsi que les peuples nigérian, nigérien et burkinabè. », a écrit Romuald Wadagni.
Une tournée placée sous le signe du voisinage
En quelques jours, Romuald Wadagni a multiplié les échanges avec les principaux dirigeants de la sous-région. À Abuja et Lagos, il a rencontré le président nigérian Bola Tinubu dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail. À Niamey, il a tenu un tête-à-tête avec le général Abdourahamane Tiani, débouchant sur plusieurs engagements en faveur du renforcement de la coopération bilatérale et de la réouverture de la frontière entre les deux pays. La visite s’est poursuivie à Ouagadougou où il a été reçu officiellement par le capitaine Ibrahim Traoré, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires liés à la menace terroriste dans la région du Sahel et de la zone dite des trois frontières.
Un message de reconnaissance aux dirigeants de la sous-région
Dans sa publication, le président béninois a adressé des remerciements appuyés aux trois chefs d’État rencontrés au cours de cette tournée. « J’adresse mes sincères remerciements à Leurs Excellences Bola Ahmed Tinubu, Abdourahamane Tiani et Ibrahim Traoré, ainsi qu’à l’ensemble de leurs compatriotes, pour cette marque d’amitié qui témoigne de la profondeur des liens historiques et fraternels qui unissent nos nations. », a déclaré Romuald Wadagni. Au-delà de la dimension protocolaire, ce message apparaît comme une volonté de consolider les relations de bon voisinage avec les États de la région, dans un contexte géopolitique marqué par des recompositions majeures entre la CEDEAO et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
L’ambition d’une Afrique unie et souveraine
Fidèle au discours qu’il avait tenu lors de son investiture, Romuald Wadagni a profité de cette publication pour réaffirmer sa conviction que les défis sécuritaires, économiques et sociaux du continent ne pourront être relevés que par une action concertée des États africains. « Je demeure convaincu que c’est en conjuguant nos efforts, dans un esprit de confiance, de solidarité et de coopération, que nous relèverons les défis du développement de nos pays et construirons ensemble une Afrique plus forte, plus prospère, plus intégrée et pleinement maîtresse de son destin. », a-t-il souligné.
Les premiers contours de la diplomatie Wadagni
À travers ce message, le nouveau président béninois dessine les grandes lignes de son action diplomatique. Après avoir choisi le Nigeria pour sa première sortie officielle à l’étranger, puis effectué des visites au Niger et au Burkina Faso, Romuald Wadagni semble privilégier une approche fondée sur le dialogue, le rapprochement régional et la coopération pragmatique. Une orientation qui pourrait jouer un rôle important dans le renforcement des relations entre les États de la sous-région à un moment où les enjeux sécuritaires, économiques et politiques exigent plus que jamais des réponses collectives. Par cette déclaration, le chef de l’État béninois clôt ainsi une tournée diplomatique dense, tout en adressant un message clair : malgré les divergences et les recompositions géopolitiques en cours, l’avenir de l’Afrique de l’Ouest passe, selon lui, par davantage de fraternité, de solidarité et de coopération entre les peuples et leurs dirigeants.



























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