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Côte d’Ivoire : Une administration « zéro papier » à l’horizon 2030, Alassane Dramane Ouattara veut tourner définitivement la page de la bureaucratie

Photo : Les usagers ivoirien dans un service public


Sous l’impulsion du président Alassane Dramane Ouattara, la Côte d’Ivoire poursuit sa transformation administrative avec l’ambition de bâtir un service public moderne, performant et davantage tourné vers les attentes des citoyens. Au cœur de cette dynamique figurent d’importantes réformes destinées à améliorer les conditions de travail des fonctionnaires, à renforcer l’efficacité de l’administration et à garantir des prestations de meilleure qualité aux usagers. Cette vision s’inscrit dans la continuité des engagements du chef de l’État ivoirien, qui avait déjà fait de la modernisation de l’administration publique l’un des piliers de sa vision « Une Côte d’Ivoire solidaire ».

« Grande Côte d’Ivoire »

Aujourd’hui, cette orientation demeure une composante essentielle du projet de la « Grande Côte d’Ivoire », où la performance du service public est perçue comme un levier majeur du développement économique et social. Pour les cinq prochaines années, Alassane Dramane Ouattara entend maintenir le cap. L’objectif affiché est clair : faire de l’administration publique un véritable partenaire du citoyen grâce à une meilleure écoute des besoins des populations, davantage de transparence dans l’action publique et des mécanismes d’évaluation réguliers des services rendus.

La transparence et l’évaluation, outils permanents de progrès

Chargée de mettre en œuvre cette ambition gouvernementale, la ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, défend une nouvelle culture administrative fondée sur la proximité, la responsabilité et la qualité du service. « Être partenaire du citoyen, c’est changer de posture. C’est passer d’une administration perçue comme distante à une administration accessible, plus humaine et à l’écoute de tous. », a-t-elle déclaré, tout en soulignant que la transparence et l’évaluation doivent désormais être considérées comme des outils permanents de progrès.

Un service public ami du citoyen

Lors du lancement des Journées nationales du service public organisées autour du thème « Ensemble, construisons un service public ami du citoyen », la ministre a rappelé que l’usager est désormais placé au centre de l’action administrative. « L’usager n’est plus un simple administré. Il est la raison d’être du service public. Il en est le partenaire légitime, l’évaluateur permanent, le révélateur de nos insuffisances et l’ambassadeur de nos performances. », a-t-elle affirmé.

Des réformes structurantes pour transformer l’administration

Depuis plusieurs années, le gouvernement ivoirien multiplie les initiatives visant à moderniser l’appareil administratif et à assainir la gestion des ressources humaines de l’État. Ces réformes ont notamment porté sur l’amélioration de l’écosystème de formation continue des fonctionnaires, le renforcement des outils de gestion des carrières et la promotion des valeurs citoyennes et républicaines au sein de l’administration. Les actions engagées concernent également la modernisation des infrastructures publiques, la dématérialisation progressive des procédures administratives et le renforcement des services de proximité destinés aux populations.

Déconcentration des services de l’OSEP

Parmi les avancées enregistrées figurent l’accélération de la mise en place des Répertoires des Emplois et Compétences (REC), l’élaboration des documents de Profilage et de Codification des Postes (PCP) ainsi que la réforme de l’Observatoire du Service Public (OSEP), institution créée pour garantir le respect du principe d’égal accès des citoyens aux services publics. Les résultats sont déjà perceptibles. En 2024, pas moins de 104 procédures administratives avaient été dématérialisées, tandis que 1 757 postes avaient été profilés et codifiés. Dans le même élan, le ministère a procédé à la déconcentration des services de l’OSEP dans les 31 régions du pays ainsi que dans les districts autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro, à travers l’installation de cellules focales dédiées. La création du Centre de relation usager-client (CRUC) participe également à cette volonté de rapprocher davantage l’administration des citoyens.

Cap sur une administration « zéro papier » à l’horizon 2030

Au-delà des acquis, le gouvernement nourrit des ambitions encore plus élevées pour les années à venir. Les perspectives annoncées prévoient notamment l’accélération de la dématérialisation des procédures administratives afin de parvenir à une administration « zéro papier » à l’horizon 2030. Le programme comprend également la généralisation de la signature électronique dans les administrations publiques, le déploiement des « Maisons du Service public » sur l’ensemble du territoire national ainsi que la mise en place de standards harmonisés d’accueil et d’orientation des usagers.

Promotion de l’éthique et de la redevabilité

Dans cette dynamique, les autorités ivoiriennes misent également sur la promotion de l’éthique et de la redevabilité au sein de la Fonction publique. Un code d’éthique et de déontologie a ainsi été adopté afin d’encourager l’exemplarité des agents publics et de renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens. À travers ces réformes, le président Alassane Ouattara entend consolider une administration capable d’accompagner efficacement les ambitions de développement de la Côte d’Ivoire, tout en plaçant le citoyen au cœur de l’action publique. Une transformation qui traduit la volonté du gouvernement de faire du service public un véritable moteur de progrès, de compétitivité et de cohésion sociale.

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