Photo : La présidente de l’AIFJ-Bénin, Edwige Fifamè Aklou Tangni
L’Association des Femmes Juges du Bénin (AIFJ-Bénin) ouvre une nouvelle page de son histoire. À l’issue d’un processus électif salué par l’ensemble de ses membres, la magistrate Edwige Fifamè Aklou Tangni a été portée à la présidence de l’organisation pour les trois prochaines années. Forte de douze (12) années d’expérience dans la magistrature et d’un engagement constant au sein des instances dirigeantes de l’association, la nouvelle présidente entend insuffler une dynamique renouvelée à l’AIFJ-Bénin. Son ambition est de renforcer le rôle de l’organisation dans la promotion d’une justice plus inclusive, respectueuse des droits humains et soucieuse de la protection des personnes vulnérables.
Modernisation, excellence professionnelle et éthique judiciaire
S’inscrivant dans la continuité de l’œuvre accomplie par ses prédécesseures, Edwige Fifamè Aklou Tangni place son mandat sous le sceau de la modernisation, de l’excellence professionnelle et de l’éthique judiciaire. Son programme d’action repose sur huit axes stratégiques majeurs destinés à consolider les acquis de l’association tout en répondant aux défis contemporains de la justice. Parmi les priorités annoncées figurent le plaidoyer en faveur du respect du principe d’égalité de genre, notamment à travers la mise en œuvre de la résolution 75/274 des Nations Unies instituant la Journée Internationale des Femmes Juges, ainsi que la promotion du leadership féminin au sein du corps judiciaire par la compétence et la probité.
Un mandat pour transformer l’action de l’AIFJ
La nouvelle équipe dirigeante entend également renforcer la solidarité intergénérationnelle entre les femmes juges, vulgariser les résolutions issues de la dernière conférence régionale des femmes juges et mobiliser davantage de ressources pour intensifier la formation des acteurs engagés dans la lutte contre les violations des droits humains. Le mandat prévoit par ailleurs l’élaboration d’un plan d’actions pour la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la célébration des vingt ans de l’AIFJ-Bénin, la concrétisation des conclusions de la tournée effectuée dans les Centres d’Accueil et de Protection de l’Enfant (CAPE), ainsi que le renforcement des capacités des acteurs intervenant dans la lutte contre la traite des êtres humains.
Une nouvelle gouvernance
Pour relever ces défis, la présidente sera épaulée par un bureau composé de Balkissou Osseni Osho, Vice-présidente ; Fifamè Astrid Déguénon, Secrétaire générale ; Folakè Grâce Lyliane Odjo, Secrétaire générale adjointe ; Vînassé Mathilde Mèkpoh Soukpo, Trésorière générale ; Elsa Candide Mondukpè Kokossou, Trésorière générale adjointe ; et Gisèla D. Kouagou, Secrétaire à l’information. À travers cette nouvelle gouvernance, l’AIFJ-Bénin réaffirme sa volonté de contribuer activement à la consolidation de l’État de droit, à la promotion de l’égalité des chances et à l’édification d’un système judiciaire exemplaire, au service de la démocratie et de la dignité humaine.


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