Photo : Le DG OOAS, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi
L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), dirigée par le béninois Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, et dont le siège est basé à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, franchit une nouvelle étape dans son combat contre la malnutrition. Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction differenceinfobenin.com et du quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », à Porto-Novo, ce mardi 30 juin 2026, l’institution spécialisée de la CEDEAO a annoncé son adhésion officielle à l’« Appel à l’action pour catalyser la fortification alimentaire à grande échelle afin de mettre fin à la malnutrition infantile d’ici 2030 », lancé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) lors de la Conférence de Hambourg sur le Développement Durable 2026.
Une mobilisation internationale pour sauver des millions d’enfants
À travers cet engagement, l’OOAS rejoint une vaste coalition mondiale regroupant gouvernements, organisations internationales, partenaires au développement, institutions universitaires, organisations de la société civile et acteurs du secteur privé. Ensemble, ces parties prenantes ambitionnent d’accélérer la fortification alimentaire à grande échelle, considérée comme l’une des solutions les plus efficaces pour lutter durablement contre la malnutrition et les carences en micronutriments. Pour l’organisation régionale, cet engagement traduit une conviction forte : aucun enfant ne devrait être privé de son potentiel à cause d’une malnutrition évitable.
Un défi sanitaire qui touche encore des milliards de personnes
Malgré les progrès enregistrés ces dernières décennies, la malnutrition demeure l’un des plus grands défis mondiaux en matière de santé publique et de développement durable. Selon les données relayées par l’OOAS, près de 700 millions de personnes souffrent encore de la faim à travers le monde, tandis qu’environ deux milliards sont affectées par des carences en micronutriments. Plus préoccupant encore, ces déficiences nutritionnelles toucheraient un enfant sur deux à l’échelle mondiale. Elles compromettent la croissance physique, le développement cognitif et les capacités d’apprentissage des enfants, tout en perpétuant les cycles de pauvreté et d’inégalités.
La fortification alimentaire, une solution éprouvée
Face à cette situation, la fortification alimentaire à grande échelle apparaît comme une réponse stratégique. Cette approche consiste à enrichir des aliments de consommation courante tels que la farine, le riz, les huiles alimentaires ou le sel avec des vitamines et des minéraux essentiels. L’objectif est d’améliorer l’état nutritionnel des populations sans bouleverser leurs habitudes alimentaires, tout en garantissant une couverture large et durable des besoins nutritionnels. Guidée par son Plan stratégique régional pour la nutrition, l’OOAS entend promouvoir cette intervention à travers le renforcement des politiques régionales, l’harmonisation des réglementations, le développement de partenariats multisectoriels et l’amélioration de l’accès aux aliments enrichis dans l’espace communautaire.
Cinq priorités pour atteindre l’objectif 2030
L’Appel à l’action lancé à Hambourg, ce mardi, identifie cinq domaines d’intervention prioritaires pour accélérer l’élimination de la malnutrition infantile :
- atteindre les populations les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants ;
- renforcer les systèmes de gouvernance et les cadres réglementaires ;
- promouvoir le commerce régional et les marchés des aliments enrichis ;
- mobiliser davantage le secteur privé et consolider les partenariats stratégiques ;
- créer un environnement favorable grâce au développement des capacités institutionnelles, de la recherche et des systèmes d’information.
L’OOAS déterminée à accélérer les progrès dans l’espace CEDEAO
En rejoignant cette initiative internationale, l’OOAS réaffirme sa volonté de travailler étroitement avec les États membres de la CEDEAO, les institutions régionales ainsi que les partenaires techniques et financiers afin de promouvoir des politiques nutritionnelles harmonisées et fondées sur des données probantes. L’ambition est claire : accélérer la réduction de la malnutrition infantile, protéger les femmes, les enfants et les communautés les plus vulnérables, et contribuer à bâtir une Afrique de l’Ouest où chaque enfant pourra grandir en bonne santé et réaliser pleinement son potentiel d’ici 2030.


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