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Sénat : Après l’installation historique, Robert Dossou évoque « une charge nouvelle »

Photo : Le sénateur, Robert Dossou


Au lendemain de l’installation officielle du Sénat béninois, ce jeudi 30 juillet, à Porto-Novo, les premières réactions des membres de la nouvelle chambre haute traduisent la mesure de la responsabilité qui leur incombe. Parmi elles, celle du sénateur Robert Dossou, figure historique de la vie politique et institutionnelle du Bénin, résume en quelques mots le poids de cette nouvelle mission :

« Mon ressenti est celui d’une charge nouvelle ».

La naissance officielle du Sénat marque une étape inédite dans l’histoire institutionnelle du Bénin. Pour les membres de cette première mandature, l’entrée en fonction ne constitue pas seulement l’aboutissement d’une réforme constitutionnelle. Elle ouvre également une période de responsabilités inédites, avec la nécessité de poser les premiers jalons d’une institution appelée à s’inscrire durablement dans le paysage républicain.

« Une charge nouvelle »

Interrogé après l’installation officielle du Sénat, Robert Dossou n’a pas cherché à minimiser la portée de l’événement. « Mon ressenti est celui d’une charge nouvelle. », a-t-il déclaré. Une formule sobre, mais lourde de sens. Elle traduit la conscience qu’a le sénateur de la responsabilité particulière qui incombe aux premiers membres de cette institution. Cette nouvelle charge s’inscrit dans un contexte où le Sénat doit désormais trouver sa place au sein de l’architecture institutionnelle béninoise, aux côtés de l’Assemblée nationale et des autres institutions de la République.

Une responsabilité historique

Le propos de Robert Dossou prend une dimension particulière au regard de son parcours. À 87 ans, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, avocat, ancien ministre et acteur majeur de la Conférence nationale de 1990 figure parmi les personnalités appelées à écrire les premières pages de l’histoire de la nouvelle chambre haute. Quelques jours avant l’installation officielle, il avait d’ailleurs présidé la première réunion préparatoire des sénateurs, en remplacement du doyen d’âge, Nicéphore Dieudonné Soglo, absent. Cette expérience lui confère une place singulière au sein de cette première mandature.

Poser les fondations du Sénat

Derrière l’expression de « charge nouvelle », se dessine surtout le défi de construire une institution appelée à gagner progressivement en crédibilité et en légitimité auprès des citoyens. La première mandature devra notamment contribuer à définir les méthodes de travail, les pratiques institutionnelles et les mécanismes de fonctionnement du Sénat. Les premiers sénateurs auront ainsi une responsabilité qui dépasse leur seul mandat : ils sont appelés à poser les fondations d’une institution destinée à leur survivre.

Après le symbole, le temps de l’action

L’installation du Sénat a constitué un moment solennel et historique pour le Bénin. Désormais, le temps des cérémonies laisse place à celui du travail. Pour Robert Dossou, comme pour les vingt-quatre autres sénateurs présents lors de l’installation officielle, la nouvelle fonction impose donc rigueur, responsabilité et sens de l’intérêt général. À travers cette courte déclaration, « Mon ressenti est celui d’une charge nouvelle », Robert Dossou livre ainsi un sentiment qui pourrait résumer celui d’une grande partie de cette première génération de sénateurs : celui de porter désormais la responsabilité historique de donner au Sénat béninois ses premières marques et de contribuer à lui construire une place durable au cœur de la République.

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