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30 Juillet : « Aucun trafiquant ne devrait pouvoir trouver refuge derrière une frontière », Innocentia Apovo Monteiro hausse le ton contre la traite des personnes

Photo : La Directrice du BCEJ, Innocentia Apovo Monteiro


À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des personnes, célébrée ce 30 juillet, la Directrice du Bureau de la Coopération et de l’Entraide Judiciaires (BCEJ), Innocentia Apovo Monteiro, a livré un message fort en faveur d’un renforcement de la lutte contre ce fléau mondial. Elle appelle à une mobilisation collective, à une coopération judiciaire et policière accrue ainsi qu’à une réponse ferme contre les réseaux criminels. Dans sa déclaration, Innocentia Apovo Monteiro réaffirme sa profonde conviction selon laquelle la traite des personnes constitue « un crime grave », mais aussi « une atteinte intolérable à la dignité humaine » et une violation des droits fondamentaux. Pour la responsable, derrière les chiffres et les statistiques se trouvent des victimes dont les vies ont été profondément bouleversées. « Derrière chaque statistique se cache une vie brisée, une famille dévastée, un rêve volé. », souligne-t-elle, rappelant que le phénomène concerne aussi bien les femmes que les hommes, les filles et les garçons, les adultes comme les enfants. Un constat qui traduit, selon elle, l’ampleur d’un phénomène criminel qui ignore les frontières et affecte aujourd’hui la quasi-totalité des pays du monde. Face à cette criminalité transnationale organisée, la Directrice du BCEJ estime que la réponse ne peut être que collective, déterminée et sans concession. Elle résume cette exigence autour de quatre impératifs : prévenir, protéger, poursuivre et coopérer.

La coopération judiciaire au cœur de la riposte

Pour Innocentia Apovo Monteiro, la dimension transnationale de la traite des personnes impose une coopération renforcée entre les États et leurs différentes structures de lutte contre la criminalité. Les réseaux de trafiquants exploitant les frontières pour échapper à la justice, elle appelle à utiliser pleinement les mécanismes de coopération policière et judiciaire existants. L’objectif est clair : identifier les auteurs, les localiser, les arrêter, procéder à leur extradition lorsque les conditions sont réunies, puis les traduire devant les juridictions compétentes afin qu’ils répondent de leurs actes. « Aucun trafiquant ne devrait pouvoir trouver refuge derrière une frontière », insiste-t-elle, mettant ainsi en lumière la nécessité d’une action concertée entre les administrations judiciaires, les forces de sécurité et les institutions des différents pays. Cette approche rejoint directement son engagement professionnel dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée, notamment dans le domaine de la traite des personnes et des infractions connexes. Innocentia Apovo Monteiro renouvelle, à cette occasion, son engagement aux côtés de tous les acteurs mobilisés pour faire reculer ce phénomène.

Un message particulier aux victimes

Au-delà de l’action judiciaire et sécuritaire, la responsable du BCEJ place également les victimes au cœur de son message. Elle leur adresse un appel à l’espoir et à la confiance dans la justice. « Vous n’êtes pas seules. Votre souffrance est entendue. Votre dignité mérite d’être restaurée. Votre droit à la justice est une responsabilité que nous partageons tous. », affirme-t-elle. Un message qui traduit la nécessité, au-delà de la poursuite des trafiquants, de renforcer les dispositifs de protection, d’accompagnement et de réinsertion des victimes de traite.

Appel à une mobilisation permanente

Innocentia Apovo Monteiro s’adresse enfin aux États, aux institutions, aux forces de l’ordre, aux magistrats, aux organisations internationales, à la société civile et aux citoyens. Elle les invite à renforcer la coopération, unir les efforts et refuser toute forme d’indifférence face à ce crime. Pour la Directrice du BCEJ, la lutte contre la traite des personnes ne saurait être réduite à une action ponctuelle. Elle doit s’inscrire dans une priorité permanente, fondée sur la prévention, la protection des victimes, la poursuite des auteurs et la coopération entre les différents acteurs. Son message se veut ainsi à la fois un plaidoyer en faveur d’une justice plus efficace et un rappel essentiel : chaque être humain a le droit de vivre libre, la dignité humaine n’est pas négociable et la justice doit toujours l’emporter sur l’exploitation.

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