Photo : Le président de la BOAD, Serge Ekué, à Lomé, lundi 6 juillet
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) ouvre une nouvelle séquence stratégique. À travers son Plan « Djoliba… La Suite » 2026-2030, l’institution présidée par le Béninois Serge Ekué entend renforcer son rôle de catalyseur du développement régional et accompagner l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) vers davantage d’intégration, d’autonomie stratégique, d’inclusion sociale et de résilience climatique. Pour concrétiser cette ambition, la BOAD a retenu trois axes stratégiques qui guideront ses interventions au cours des cinq prochaines années.
Premier axe : accélérer l’intégration et l’autonomie stratégique de l’Afrique de l’Ouest
La première priorité vise à renforcer les bases économiques et les capacités stratégiques de la région. La BOAD poursuivra ainsi ses investissements dans des secteurs considérés comme essentiels à l’autonomie de l’UEMOA, notamment l’énergie, le numérique, l’agriculture et les transports. Au-delà du financement, la Banque entend intervenir plus en amont des projets, en contribuant à leur origination, leur préparation et leur structuration. L’objectif est de faire émerger davantage de projets intégrateurs capables de favoriser les échanges entre les États membres, de renforcer les chaînes de valeur régionales et de consolider l’indépendance économique de l’Union. Cette orientation traduit la volonté de la BOAD de ne plus être uniquement un financeur, mais également un véritable architecte des projets structurants de l’espace communautaire.
Deuxième axe : impulser un progrès social et économique inclusif
Le deuxième pilier de « Djoliba… La Suite » place directement les populations et les acteurs économiques au cœur de l’action de la Banque. La BOAD entend renforcer son soutien aux Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME), considérées comme des moteurs importants de création d’emplois et de dynamisation des économies nationales. Parallèlement, l’institution prévoit d’intensifier le financement des infrastructures socio-économiques dans des secteurs essentiels à l’amélioration des conditions de vie. La santé, l’éducation, le logement, l’accès à l’eau potable, l’assainissement, les pistes rurales et les services de transport figurent ainsi parmi les domaines prioritaires. À travers cet axe, la Banque ambitionne de faire en sorte que la croissance économique bénéficie à un nombre toujours plus important de populations, particulièrement dans les zones et auprès des catégories sociales les plus vulnérables.
Troisième axe : renforcer la résilience climatique de la région
Le troisième axe répond à l’un des défis majeurs auxquels l’UEMOA est confrontée : les effets du changement climatique. La BOAD entend amplifier son recours aux mécanismes de Finance climat afin de soutenir davantage de projets consacrés à l’adaptation au changement climatique, à l’atténuation de ses effets et à la transition énergétique. Cette orientation devrait notamment favoriser le développement d’infrastructures plus résilientes, l’accès aux énergies propres et la mise en œuvre de solutions capables de réduire l’empreinte environnementale des économies de la région. L’objectif est de faire de la contrainte climatique non seulement un impératif de protection, mais également une occasion d’accélérer la transformation des modèles de développement vers une croissance plus durable.
Trois axes, une même ambition
À travers ces trois orientations, la BOAD affiche une ambition claire pour la période 2026-2030 : accompagner une UEMOA mieux intégrée, plus autonome sur ses enjeux stratégiques, plus inclusive dans ses progrès sociaux et plus résiliente face aux changements climatiques. Sous le leadership de Serge Ekué, « Djoliba… La Suite » entend ainsi inscrire l’action de la Banque dans une logique de résultats et d’impact, en mobilisant ses ressources financières, son expertise et ses partenaires au service d’une transformation durable de l’Afrique de l’Ouest.


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