Photo : La nuit sur l’Esplanade de l’Amazone, située au cœur de Cotonou, sur le Boulevard de La Marina, à proximité du Palais des Congrès, ville moderne, ouverte sur l’Afrique et sur le monde
Les 26 et 27 novembre prochains, Cotonou accueillera la huitième édition du Next Fintech Forum (NFF). Avec la participation attendue de grands acteurs institutionnels, la mise à l’honneur du Nigeria et du Ghana et plusieurs nouveaux rendez-vous consacrés à l’intelligence artificielle, à la blockchain et aux actifs numériques, la capitale économique béninoise veut s’imposer comme un carrefour de la transformation financière africaine.
Après Dakar en 2025, le Next Fintech Forum (NFF) met le cap sur Cotonou. La huitième édition de ce rendez-vous présenté comme l’un des principaux événements de la fintech en Afrique francophone se tiendra jeudi 26 et vendredi 27 novembre prochains, au Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa. Pour cette nouvelle édition, l’ambition affichée est claire : réunir autour d’un même agenda les décideurs publics, régulateurs, banques, entreprises fintech, investisseurs et partenaires internationaux.
Une mobilisation institutionnelle annoncée
Le Forum devrait bénéficier d’une forte mobilisation institutionnelle. Des ministères chargés de l’Économie, des Finances, du Budget, du Numérique et du Commerce des États membres de l’UEMOA sont attendus, aux côtés des principales institutions régionales, des régulateurs, des institutions panafricaines et des partenaires internationaux. Cette mobilisation doit renforcer la vocation régionale du NFF et son positionnement comme plateforme de dialogue public-privé sur l’avenir de la finance numérique dans l’espace UEMOA. Mais au-delà des délégations et des panels, l’édition 2026 veut se distinguer par plusieurs initiatives inédites.
Blockchain, crypto et intelligence artificielle au programme
Le Forum sera précédé de l’Africa Blockchain & Crypto Conference, avec le lancement annoncé de l’UEMOA Crypto Initiative. Cette plateforme régionale doit servir d’espace de dialogue et d’action autour des actifs numériques et de la blockchain. Autre innovation : « AI in Finance », avec des ateliers consacrés aux cas d’usage de l’intelligence artificielle dans les services financiers. Le lancement de l’Africa AI Center for Finance est également annoncé. Blockchain, crypto et intelligence artificielle devraient ainsi occuper une place importante dans les discussions autour de l’avenir de la finance numérique africaine.
Le Nigeria et le Ghana sous les projecteurs
Pour cette huitième édition, deux poids lourds de la finance numérique ouest-africaine seront particulièrement mis à l’honneur : le Nigeria et le Ghana. Le Nigeria est présenté comme le premier marché fintech du continent. Sa participation doit notamment contribuer à créer un pont plus structuré entre les écosystèmes anglophones et francophones et à ouvrir de nouvelles perspectives autour des paiements transfrontaliers. Le Ghana, de son côté, est présenté comme l’un des marchés de finance digitale les plus avancés d’Afrique de l’Ouest, avec son système GhIPSS cité comme référence. La présence de délégations des deux pays doit donc donner au Forum une dimension supplémentaire : celle du rapprochement entre deux espaces linguistiques et économiques qui ont encore d’importantes possibilités de coopération à explorer.
Les femmes, les universités et les régulateurs au rendez-vous
Le programme annoncé ne se limite pas aux technologies et aux marchés. Le Fintech Linguere Awards doit mettre à l’honneur les femmes leaders de la fintech africaine, tandis que le Fintech Academia offrira un espace consacré aux universités, aux chercheurs et aux étudiants, avec l’ambition de rapprocher le monde académique de l’industrie fintech. Les régulateurs disposeront également d’un espace spécifique à travers la « Regulator Clinic », destinée à traiter, en session fermée, des questions réglementaires et opérationnelles avec les acteurs du marché.
Neuf engagements pour sortir du simple débat
Le point culminant du Forum sera la production de la « Déclaration de Cotonou ». Neuf engagements publics-privés doivent être formalisés en clôture des travaux, avec des indicateurs de performance, des échéances et des responsables désignés. Cette approche traduit la volonté de faire du NFF davantage qu’un simple rendez-vous de networking ou de réflexion. L’objectif affiché est de faire de Cotonou un lieu où les discussions débouchent sur des décisions et des actions concrètes.
Cotonou, carrefour de la finance numérique africaine ?
L’édition 2025 organisée à Dakar avait réuni trois ministères, sept régulateurs, 500 participants, plus de 30 nationalités et plus de 100 acteurs majeurs, selon les organisateurs. À Cotonou, l’ambition est désormais de franchir un nouveau cap. Pendant deux jours, la capitale économique béninoise sera appelée à réunir les acteurs qui façonnent la finance numérique de demain. Entre fintech, intelligence artificielle, blockchain, actifs numériques, réglementation, recherche et coopération entre marchés anglophones et francophones, le menu annoncé est particulièrement dense. Les 26 et 27 novembre, Cotonou ne sera donc pas seulement le lieu d’accueil du Next Fintech Forum. La ville entend devenir l’un des points de rencontre de la transformation financière africaine.







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