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JISTNA 2026 : De la Porte du Non-Retour à la Porte du Retour, Innocentia Apovo Monteiro célèbre une mémoire qui rassemble

Photo : La Directrice du BCEJ, Innocentia Apovo Monteiro, à Ouidah, dimanche 23 août


À l’occasion de la Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition (JISTNA), célébrée le dimanche 23 août, la Directrice du Bureau de la Coopération et de l’Entraide Judiciaires (BCEJ), Innocentia Apovo Monteiro, a pris part à la commémoration organisée à Ouidah les 22 et 23 août 2026. Dans une publication sur son compte LinkedIn, elle revient sur la portée historique et symbolique de cet événement placé sous le signe du « Retour ». À Ouidah, ville profondément marquée par l’histoire de la traite négrière, le devoir de mémoire a une nouvelle fois occupé une place centrale. À l’occasion de la JISTNA 2026, plusieurs activités ont réuni autorités, acteurs culturels, historiens et membres de la diaspora autour d’une histoire douloureuse, mais aussi d’un message de reconnexion, de dignité et de réconciliation. Présente à cette importante commémoration, Innocentia Apovo Monteiro a salué, dans sa déclaration, la portée de cette édition placée sous le thème du « Retour ». Pour la Directrice du BCEJ, originaire de Ouidah, le Bénin continue ainsi d’assumer son devoir de mémoire en transformant cette histoire douloureuse en un espace de dialogue, de transmission et de réconciliation.

De la Porte du Non-Retour à la Porte du Retour

L’un des symboles forts mis en avant par la responsable est le passage de la Porte du Non-Retour à la Porte du Retour. La première demeure le symbole d’une séparation brutale et définitive, lorsque des millions d’Africains ont été arrachés à leur terre et déportés dans le cadre de la traite négrière. La seconde porte désormais, selon Innocentia Apovo Monteiro, un message différent : celui de la mémoire retrouvée, de la dignité restaurée, de l’identité assumée et des liens renoués. « De la Porte du Non-Retour à la Porte du Retour, le Bénin continue d’assumer son devoir de mémoire et de faire de cette histoire douloureuse un espace de dialogue, de transmission et de réconciliation », souligne-t-elle.

Une programmation riche autour de la mémoire

Organisée les 22 et 23 août à Ouidah, la JISTNA 2026 a été ponctuée par plusieurs temps forts. Au programme figuraient notamment une marche mémorielle sur les routes empruntées par les personnes mises en esclavage, une conférence inaugurale, des panels de réflexion, des discussions croisées, l’atelier « Tissus des ancêtres », des causeries-débats ainsi que des concerts. Ces différentes activités ont permis de replacer la mémoire de la traite négrière au cœur d’une démarche de transmission destinée aux générations actuelles et futures.

Des documents de citoyenneté remis aux Afro-descendants

L’un des moments particulièrement symboliques de cette édition a été la remise officielle de documents de citoyenneté à des Afro-descendants naturalisés béninois par le ministère de la Justice et de la Législation. Pour Innocentia Apovo Monteiro, cet acte donne une dimension particulière au thème du « Retour ». Après des siècles de séparation forcée, la mémoire devient ainsi un chemin de reconnexion avec la terre des ancêtres. La cérémonie a également été marquée par la présence d’Afro-descendants venus notamment d’Haïti, de Guadeloupe, des États-Unis et du Brésil, ainsi que d’autres horizons de la diaspora. Leur présence à Ouidah illustre, selon la Directrice du BCEJ, la volonté de renouer avec une histoire longtemps marquée par la douleur, l’arrachement et l’exil.

Ouidah, trait d’union entre l’Afrique et sa diaspora

À travers cette commémoration, le Bénin entend consolider son rôle d’espace de reconnexion entre l’Afrique et sa diaspora. Ouidah, haut lieu de mémoire de la traite négrière, apparaît ainsi comme un point de rencontre entre passé et présent. Face à la Porte du Non-Retour, symbole d’une rupture historique, la Porte du Retour se veut désormais porteuse d’un message d’espoir et de réconciliation. Pour Innocentia Apovo Monteiro, cette démarche impose toutefois une responsabilité collective. Le devoir de mémoire ne consiste pas uniquement à se souvenir du passé, mais également à en tirer des enseignements pour le présent et l’avenir.

« Défendre partout et toujours la dignité »

Dans sa déclaration, la Directrice du BCEJ insiste enfin sur la nécessité de transmettre cette histoire aux générations futures et de rendre hommage à celles et ceux qui ont subi cette tragédie. Le devoir de mémoire, écrit-elle, « nous oblige surtout à défendre, partout et toujours, la dignité, la liberté et l’égale valeur de chaque être humain ». Un message qui résonne particulièrement avec son engagement professionnel dans la lutte contre la criminalité transnationale et la défense des droits humains. À travers cette participation à la JISTNA 2026, Innocentia Apovo Monteiro inscrit ainsi la mémoire historique dans une réflexion plus large sur la dignité humaine, la liberté et la nécessité de préserver, pour les générations futures, les leçons d’un passé douloureux. De la Porte du Non-Retour à celle du Retour, Ouidah entend ainsi transformer les blessures de l’histoire en passerelles entre les peuples, les générations et les continents.

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