Photo : Le pilote béninois, Habib Aboukhedoud et l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo
Quatorze ans après avoir eu l’honneur de transporter l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, le pilote béninois Habib Aboukhedoud a de nouveau croisé la route de cette figure emblématique du Nigeria et de l’Afrique. Une rencontre qui, au-delà du cockpit, a été marquée par la simplicité, les échanges et de précieux conseils.
Une rencontre qui traverse les années
Certaines rencontres professionnelles dépassent largement le cadre du métier. Pour le commandant de bord béninois Habib Aboukhedoud, celle avec l’ancien président de la République Fédérale du Nigeria, le Général Olusegun Obasanjo, en est une parfaite illustration. Dans une publication faite sur sa page Facebook, ce mardi 25 août, le pilote béninois est revenu avec émotion sur une rencontre qui remonte à 2012. À l’époque, il avait eu « l’immense honneur » d’avoir à bord de son vol, alors opéré par Arik Air sur la liaison Dakar-Lagos, l’ancien chef d’État nigérian. Quatorze (14) ans plus tard, l’histoire s’est répétée. Cette fois, c’est à bord d’un vol d’Ethiopian Airlines reliant Addis-Abeba à Lagos que Habib Aboukhedoud a retrouvé son illustre passager.
De Dakar-Lagos à Addis-Abeba-Lagos
Le hasard des itinéraires professionnels a ainsi permis au pilote béninois de croiser une nouvelle fois celui qui a dirigé le Nigeria et marqué de son empreinte la vie politique du pays, voisin de l’Est, et du continent africain. Mais au-delà du prestige attaché à la fonction et au parcours de l’ancien président nigérian, Habib Aboukhedoud retient surtout la dimension humaine de ces retrouvailles. Le pilote évoque notamment _« la simplicité »_ de leurs échanges ainsi que les conseils que le Général Obasanjo a pris le temps de lui prodiguer. Des conseils dont la valeur prend une dimension particulière lorsqu’ils viennent d’un homme ayant occupé de hautes responsabilités et traversé plusieurs décennies de l’histoire contemporaine africaine.
« On écoute. Et surtout, on retient »
Pour Habib Aboukhedoud, cette nouvelle rencontre constitue bien plus qu’une simple anecdote professionnelle. « Quand une personne qui a connu de telles responsabilités, traversé autant d’époques et accumulé autant d’expérience prend quelques minutes pour partager avec vous sa vision et ses conseils, on écoute. Et surtout, on retient. », souligne le commandant de bord. Une réflexion qui traduit la portée particulière qu’il accorde à cet échange. Derrière la rencontre entre un pilote et un ancien chef d’État se dessine ainsi une transmission d’expérience entre générations et parcours professionnels.
L’aviation, une école de rencontres
Dans son témoignage, le pilote béninois profite également de cette expérience pour rappeler que l’aviation ne se résume pas à la maîtrise des commandes d’un appareil ou aux longues heures passées dans les airs. Pour lui, ce métier constitue aussi une formidable école de rencontres. « L’aviation est bien plus qu’un métier qui nous fait parcourir le monde. », écrit-il, estimant qu’elle permet parfois de croiser « des hommes et des femmes dont l’expérience peut nous enseigner bien au-delà du cockpit ». Une vision qui donne une profondeur particulière à son parcours et à ces rencontres avec des personnalités venues d’horizons différents.
« Même passion, quelques galons de plus »
En refermant son témoignage, Habib Aboukhedoud revient sur le temps écoulé depuis leur première rencontre en 2012. « 2012 – 2026. Même passion pour mon métier, quelques galons de plus… et toujours la même gratitude pour ces rencontres que la vie place sur notre chemin. », écrit-il. Une phrase qui résume à elle seule quatorze années d’évolution professionnelle, mais aussi une fidélité intacte à la passion de l’aviation. Au-delà de la fierté de représenter le Bénin dans le ciel africain et international, le parcours de Habib Aboukhedoud illustre ainsi ces moments rares où le métier devient une passerelle entre les peuples, les générations et les grandes figures du continent. Pour le commandant de bord béninois, ces retrouvailles avec Olusegun Obasanjo resteront manifestement comme l’un de ces souvenirs professionnels qui dépassent le simple cadre d’un vol. Une rencontre à 14 ans d’intervalle, mais une même marque de respect et de gratitude.




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