Photo : Le ministre de la Santé, Prof Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin, en famille avec les professionnels de santé
Le ministre de la Santé, Prof Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin, a effectué les mercredi 26 et jeudi 27 août derniers une tournée dans plusieurs formations sanitaires publiques du Bénin. Du Nord au Sud, en passant par le Centre du pays, cette descente de terrain a permis d’évaluer la mise en œuvre de la prise en charge des urgences vitales, mais aussi d’identifier les besoins en infrastructures, équipements et ressources humaines de plusieurs établissements.
Du Borgou au Zou, une tournée au plus près du terrain
Pendant deux jours, le ministre de la Santé a sillonné plusieurs structures sanitaires afin de mesurer concrètement les avancées enregistrées et les difficultés persistantes. Au Centre Hospitalier Universitaire Départemental (CHUD) du Borgou, à Parakou, l’attention s’est particulièrement portée sur l’avenir de cet établissement considéré comme un important pôle sanitaire de la partie septentrionale du pays. Avec l’équipe dirigeante, Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin a longuement échangé sur les perspectives de transformation de l’hôpital. L’ambition affichée est de parvenir, à moyen terme, à redessiner profondément le CHUD du Borgou afin d’en faire une référence incontestable en matière d’offre de soins dans la région.
Une visite nocturne pour penser l’hôpital de demain
Pour mieux apprécier les possibilités d’aménagement, le ministre a parcouru les différents compartiments du CHUD, accompagné de l’équipe dirigeante. Cette immersion s’est poursuivie sur le site de l’école de formation médico-sociale, également identifié comme pouvant intégrer cette vision infrastructurelle. Au-delà des échanges en salle, la visite de terrain a permis de dégager plusieurs pistes de convergence sur les aménagements nécessaires à la transformation de l’établissement.
Les urgences vitales passées au crible
La prise en charge des urgences vitales constituait également un axe majeur de cette tournée. Au CHUD du Borgou, au Nord, le ministre a fait le point avec le personnel sur la mise en œuvre de la mesure gouvernementale consacrant la prise en charge des urgences vitales. Présentés par le directeur général, Professeur Didier Adédémi, les premiers résultats sont jugés encourageants. Quelques difficultés demeurent toutefois, notamment en ce qui concerne l’identification de certains patients et le recouvrement. Ces défis n’ont pas empêché le ministre de saluer les efforts accomplis et d’appeler les équipes à poursuivre la dynamique.
Le CTE de Parakou, un outil stratégique contre les épidémies
La tournée s’est également poursuivie au Centre de prise en charge des Épidémies (CTE) de Parakou. Déjà mobilisée lors de certaines alertes épidémiques, cette infrastructure dispose d’équipements permettant d’envisager une utilisation plus large en période normale. Elle devrait notamment être consacrée à la prise en charge des maladies infectieuses. Pour le collaborateur direct du président Romuald Wadagni, cet équipement constitue ainsi un maillon important du dispositif national de préparation et de réponse aux menaces sanitaires.
À Tchaourou et Papané, des enjeux différents
Dans la commune de Tchaourou, le ministre a constaté la transformation en cours du Centre de santé de Tchatchou. Une nouvelle infrastructure, plus imposante, est en train de remplacer l’ancien bâtiment. La délégation a ensuite mis le cap sur l’hôpital Saint Martin de Papané. Des progrès y sont enregistrés dans la prise en charge des urgences vitales. Mais la situation géographique particulière de cet établissement constitue également un enjeu sanitaire. Son positionnement en fait potentiellement une porte d’entrée pour certaines menaces épidémiques. D’où la nécessité, retenue au terme des échanges, de renforcer les capacités du personnel soignant avec l’appui du Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP). L’objectif est notamment d’améliorer la détection précoce et la prise en charge adéquate des cas au niveau communautaire.
Savè-Ouèssè, Zou, Abomey : les infrastructures au centre des attentions
Le périple ministériel s’est également poursuivi à l’hôpital de zone de Savè-Ouèssè, au Centre du pays, présenté comme fortement équipé, ainsi qu’au Centre hospitalier départemental du Zou. À Abomey, l’un des points d’intérêt a été l’infrastructure destinée à accueillir prochainement un scanner, mais également le chantier d’achèvement du Centre de traitement des épidémies. Dans le sud du pays, à l’hôpital de zone Allada-Toffo-Zè, au Sud, Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin et sa délégation ont examiné le projet d’extension de l’établissement. Celui-ci doit notamment permettre d’abriter un service de grands brûlés, ainsi que plusieurs services connexes.
Hygiène, recettes et qualité des soins : les consignes du ministre
À chacune des étapes, le ministre de la Santé a insisté sur plusieurs exigences adressées au personnel soignant. Le respect rigoureux des mesures d’hygiène, la vigilance permanente et la sécurisation des recettes des établissements sanitaires figurent parmi les priorités rappelées par l’autorité ministérielle. Pour Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin, la modernisation des infrastructures doit nécessairement s’accompagner d’une amélioration continue des pratiques et de la qualité des services. Le gouvernement Wadagni I entend ainsi poursuivre ses investissements dans les équipements et les infrastructures sanitaires afin de renforcer durablement l’offre de soins.
Une carte sanitaire en pleine transformation
De Parakou à Abomey, de Tchaourou à Allada, cette tournée aura permis au ministre de mesurer sur le terrain les mutations engagées dans plusieurs établissements publics. Entre prise en charge des urgences vitales, préparation aux épidémies, modernisation des infrastructures et renforcement des équipements, le ministère de la Santé affiche une ambition : faire progresser simultanément la capacité des structures sanitaires et la qualité des soins proposés aux populations. Une dynamique qui devra désormais se traduire par la concrétisation des projets identifiés et par la consolidation des acquis observés dans les différentes formations sanitaires visitées.













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