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Abomey : Fin de la récréation pour les animaux en divagation, Franck Mètolé Kpassassi fixe le 1er octobre

Photo : Le maire d’Abomey, Franck Mètolé Kpassassi, à Abomey


À Abomey, la divagation des animaux, particulièrement celle des ruminants, est désormais au cœur d’une offensive municipale. Face aux nuisances et aux risques associés au phénomène, le maire Franck Mètolé Kpassassi réunit les principaux acteurs concernés et annonce une réponse progressive : sensibilisation durant tout le mois de septembre, puis phase répressive à partir du 1er octobre 2026. La scène est devenue familière dans plusieurs quartiers de la cité historique et royale d’Abomey : des animaux en divagation qui circulent librement dans les rues, avec des conséquences qui dépassent la simple nuisance. Sécurité, salubrité, environnement, cadre de vie et même attractivité de la ville sont concernés. Face à cette situation, la municipalité veut désormais passer à l’action. Le Comité multi-acteurs de concertation pour la cohésion sociale, présidé par le maire Franck Mètolé Kpassassi, s’est réuni en séance de travail pour examiner le phénomène et surtout dégager des solutions concertées et durables.

Une préoccupation aux multiples conséquences

Au cours des échanges, les participants ont passé en revue l’ampleur de la divagation des animaux et ses répercussions sur la vie quotidienne des populations. Au-delà des risques potentiels pour la sécurité des usagers de la route et des riverains, la présence incontrôlée des animaux dans les espaces publics pose également des problèmes de salubrité et de protection de l’environnement. Une situation jugée peu compatible avec l’ambition affichée de faire d’Abomey une ville moderne, propre et attractive. La municipalité entend donc agir en associant l’ensemble des acteurs directement concernés plutôt qu’en privilégiant une réponse uniquement coercitive.

Éleveurs, producteurs, forces de sécurité autour de la table

La réunion a rassemblé plusieurs parties prenantes. Parmi elles, Akibou Ali-Tcham, représentant des éleveurs, Félicien Ekpèlikpèzè, président de l’Union des Producteurs d’Abomey, et Justine Gbonsou, présidente de l’ACFA. Les services publics étaient également représentés, notamment avec Dominique Agbassou, représentant des Eaux, Forêts et Chasse, et Boris D.S. Tossou, Commissaire central. Les chefs d’arrondissement Vidolé Nazaire Ahouissoukpè et Camille Zounzonmè Tohozin, ainsi que Damien Ahouanganssi, Directeur des Affaires Domaniales et Environnementales, ont également pris part aux travaux. Cette approche multi-acteurs traduit la volonté de la mairie de traiter la question à la fois sous les angles sécuritaire, environnemental, agricole et administratif.

Septembre consacré à la sensibilisation

À l’issue de la séance, plusieurs mesures ont été retenues. Première décision majeure : la création d’un comité communal chargé du suivi de la lutte contre la divagation des animaux. La municipalité veut également renforcer le dispositif au niveau local. Des comités devront être installés dans chaque arrondissement sous huitaine, afin d’assurer un suivi de proximité et une meilleure remontée des difficultés rencontrées sur le terrain. Mais avant toute sanction, la mairie entend privilégier la pédagogie. Une vaste campagne de sensibilisation d’un mois sera ainsi menée auprès des éleveurs et propriétaires d’animaux. Objectif : rappeler les risques liés à la divagation, mais également les responsabilités qui incombent aux propriétaires.

Le 1er octobre, place à la répression

Le message de la municipalité est toutefois sans ambiguïté : la phase de sensibilisation ne sera pas éternelle. À compter du 1er octobre 2026, la phase répressive entrera en vigueur. Les propriétaires d’animaux disposeront donc du mois de septembre pour prendre les dispositions nécessaires et éviter que leurs bêtes ne continuent de circuler librement dans les espaces publics. Pour l’équipe de Franck Mètolé Kpassassi, cette démarche répond à une double exigence : responsabiliser les acteurs concernés tout en permettant à la commune de faire respecter progressivement les règles destinées à protéger les populations et le cadre de vie.

Une ville historique veut soigner son image

À travers cette opération, Abomey s’attaque ainsi à l’un des phénomènes susceptibles de dégrader son image et son attractivité. La lutte contre la divagation des animaux s’inscrit dans une stratégie municipale plus large visant à renforcer la sécurité, la salubrité et la protection de l’environnement, tout en améliorant les conditions de vie des habitants. Pour la cité historique et royale, l’enjeu est également symbolique. Alors que la municipalité entend davantage valoriser son patrimoine et attirer visiteurs et investisseurs, l’amélioration du cadre urbain devient une priorité. Avec la combinaison sensibilisation en septembre, organisation du suivi au niveau communal et dans les arrondissements, puis répression dès le 1er octobre, Franck Mètolé Kpassassi entend donner un coup d’arrêt à la divagation des animaux et inscrire Abomey dans une dynamique de ville plus propre, plus sûre et plus attractive.

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