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Cotonou : Claudy Siar achète deux perroquets en cage… pour leur rendre la liberté

Photo : Les oiseaux achetés et libérés par Claudy Siar


Ému par le sort de deux oiseaux détenus en cage, Claudy Siar, Chargé de Mission auprès du président Romuald Wadagni, a interrompu son trajet à Cotonou pour les racheter et les libérer. Une scène pleine d’émotion qu’il a ensuite racontée sur LinkedIn.

Une rencontre inattendue sur la Route des Pêches

La scène s’est déroulée à Cotonou, entre la Route des Pêches et le Carrefour Erevan, derrière l’aéroport international Bernadin Gantin. En circulation dans la capitale économique béninoise, Claudy Siar, Chargé de Mission auprès du président de la République Romuald Wadagni, a aperçu un individu tenant entre ses mains une cage contenant deux oiseaux, présentés comme des perroquets. Visiblement touché par cette image, l’homme des médias n’a pas poursuivi son chemin. « Ça fait mal au cœur de les voir en cage comme ça. », a-t-il confié. Il fait alors arrêter son véhicule. Avec l’aide de son chauffeur, qui échange avec le vendeur en langue locale fongbé, Claudy Siar cherche à comprendre la raison de cette présence inhabituelle au bord de la route. La réponse est simple : les oiseaux sont à vendre.

« C’est combien ? » — « 45 000 FCFA »

Claudy Siar s’enquiert alors du prix. « C’est combien ? », demande-t-il au vendeur. « 45 000 FCFA. », lui répond l’homme.

Réaction immédiate du Chargé de Mission : « C’est trop cher ! »

Mais derrière cette remarque se cache déjà une décision. Claudy Siar veut acheter les deux oiseaux. Pas pour les garder, encore moins pour les mettre dans une autre cage, mais pour leur permettre de retrouver leur liberté. Le vendeur, visiblement satisfait de cette transaction, aurait même voulu transmettre son contact à Claudy Siar afin de pouvoir lui proposer d’autres oiseaux à l’avenir. Mais il ne s’attendait manifestement pas à l’« obsession » de son interlocuteur. Le contact ne sera finalement pas pris.

Une seule obsession : les libérer

Après l’achat, Claudy Siar prend la direction d’un espace présentant un environnement plus proche de celui de la faune. Avec les deux oiseaux toujours enfermés dans leur cage, il descend de son véhicule. Il explique alors son geste :

« Évidemment, je ne lui ai pas donné le prix qu’il demandait. Il m’était impossible de voir ces oiseaux en cage. Alors ma seule et unique obsession fut de les libérer. »

Une fois arrivé sur place, il ouvre la cage et laisse aux deux oiseaux le choix du moment de leur départ. « Allez, c’est vous qui décidez. Allez, c’est à vous de sortir maintenant. », leur lance-t-il.

Quelques secondes d’hésitation… puis l’envol

Les premières secondes sont marquées par l’hésitation. Puis l’un des deux oiseaux constate l’ouverture de la cage et prend son envol. Son compagnon semble comprendre le message. Quelques instants plus tard, il quitte à son tour la cage. Les deux oiseaux retrouvent ainsi la liberté et vont se poser sur un arbre, où ils se mettent à chanter. Une scène qui provoque une véritable joie chez Claudy Siar. « Il est allé le rejoindre. Ah que ça fait plaisir. Écoutez-les chanter. Quel bonheur de les savoir enfin libres. », s’émerveille-t-il.

« Ces oiseaux ne sont pas faits pour être en cage »

Dans son récit, Claudy Siar ne cache pas son émotion et s’interroge même sur les conséquences de son geste. « Ils sont trop calmes. J’espère que je ne fais pas une bêtise en les libérant. », confie-t-il, avant d’assumer pleinement sa conviction :

« Ces oiseaux ne sont pas faits pour être en cage. Comme aucun. Où aucun être humain. »

Une formule qui dépasse le simple geste de libération de deux oiseaux et prend, dans son récit, une dimension symbolique sur la liberté.

Ce jeudi 3 septembre, Claudy Siar a partagé cette histoire sur son compte LinkedIn avec une phrase qui résume à elle seule sa démarche :

« J’ai acheté 2 oiseaux en cage afin de les libérer…
Me comprenez-vous ? »

À Cotonou, une rencontre fortuite au bord de la route s’est donc transformée en un geste inattendu. Deux oiseaux destinés à être vendus ont finalement retrouvé les arbres, l’espace et surtout la liberté.

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