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Colloque de l’AIST : Le grand virage vert des Trésors publics s’ouvre à Cotonou

Photo : Les participants en famille, à Cotonou, ce mardi 15 septembre/© Clétius Savoédah


Cotonou accueille, à partir de ce mardi 15 septembre, le colloque international de l’Association Internationale des Services du Trésor (AIST). Prévu jusqu’au mercredi 16 septembre au Sofitel Marina Hotel, ce rendez-vous réunit des représentants des administrations du Trésor public du Bénin et de plusieurs pays, des experts internationaux ainsi que des partenaires institutionnels autour d’un enjeu devenu incontournable : faire des finances publiques un levier de réponse aux défis environnementaux.

Cotonou, carrefour international des administrations du Trésor

Pendant deux jours, la capitale économique béninoise est au centre des réflexions consacrées à l’avenir des finances publiques face aux impératifs environnementaux. Le colloque international de l’AIST offre un cadre de dialogue entre les administrations du Trésor public, les experts et les partenaires institutionnels venus de différents horizons. Au cœur des échanges figure une interrogation majeure : comment mettre les finances publiques au service des enjeux environnementaux ? Une question qui renvoie directement aux transformations nécessaires des politiques publiques, dans un contexte marqué par les défis liés au changement climatique, à la préservation des ressources naturelles et au financement du développement durable.

« Les finances publiques au service de l’impératif environnemental »

Les travaux sont placés sous le thème « Les finances publiques au service de l’impératif environnemental ». À travers cette thématique, l’AIST entend favoriser une réflexion approfondie sur la capacité des États à intégrer les considérations environnementales dans la gestion et l’orientation de leurs ressources publiques. L’enjeu est notamment de mieux articuler politiques budgétaires, priorités environnementales et objectifs de développement durable. Pour les administrations financières, il s’agit désormais de dépasser la seule logique de mobilisation et d’allocation des ressources pour inscrire la dépense publique dans une démarche davantage compatible avec les impératifs écologiques.

La gouvernance des finances vertes au cœur des débats

Les échanges porteront notamment sur l’intégration des enjeux environnementaux dans les politiques publiques, mais également sur la gouvernance des finances vertes. La mobilisation des ressources et les mécanismes permettant de financer durablement les politiques environnementales occuperont une place importante dans les discussions. Les participants devront ainsi examiner les conditions permettant aux États de disposer de ressources adaptées pour accompagner les transitions nécessaires, tout en préservant l’équilibre et la soutenabilité des finances publiques. Cette problématique prend une dimension particulière pour les pays en développement, confrontés à la nécessité de financer simultanément leurs besoins de croissance, leurs infrastructures et leurs engagements environnementaux.

Tables rondes et ateliers techniques pour approfondir les réflexion

Le programme de ces deux journées prévoit plusieurs formats d’échanges. Tables rondes, ateliers techniques et discussions entre délégations permettront de confronter les expériences et les pratiques des différentes administrations représentées. Au-delà des orientations générales, les ateliers devront favoriser des échanges plus techniques sur les outils, les mécanismes et les méthodes susceptibles de permettre une meilleure prise en compte de l’environnement dans la gestion des finances publiques. L’objectif est également de tirer profit des expériences développées dans différents pays afin d’identifier les bonnes pratiques susceptibles d’être adaptées aux réalités nationales.

Suivi et reporting : l’autre enjeu de la finance durable

La question du suivi et du reporting figure également parmi les sujets importants de ce colloque. Car mobiliser des financements en faveur de l’environnement ne suffit pas : encore faut-il pouvoir mesurer leur utilisation, leur efficacité et leur impact. Les mécanismes de suivi constituent ainsi un élément essentiel de la gouvernance des finances vertes. Ils doivent contribuer à renforcer la transparence, la redevabilité et la crédibilité des politiques publiques en matière de financement durable.

Une assemblée générale pour réunir les chefs de délégation

En marge des travaux techniques, une assemblée générale réunira les chefs de délégation. Ce temps institutionnel permettra aux représentants des administrations participantes d’échanger sur les perspectives de coopération et sur les orientations de l’organisation. À travers cette rencontre de Cotonou, l’AIST confirme ainsi sa volonté de placer les administrations du Trésor au cœur des réflexions sur les mutations de la finance publique. Dans un monde où les impératifs environnementaux imposent de nouvelles priorités aux États, la question n’est plus seulement de savoir combien les pouvoirs publics dépensent, mais aussi comment ils orientent leurs ressources pour construire un développement à la fois soutenable, résilient et durable. Pendant ces deux jours, Cotonou devient donc une plateforme de réflexion internationale sur un défi appelé à prendre une place croissante dans la gestion des finances publiques : transformer l’argent public en véritable instrument de transition environnementale.

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