Photo : Le président Romuald Wadagni et trois ministres de son gouvernement, en famille avec les membres de la 2e mandature de l’ARS, à Cotonou, vendredi 18 septembre
Les neuf membres de la deuxième mandature de l’Autorité de Régulation du secteur de la Santé (ARS) ont officiellement pris fonction. Nommés par le décret N°2026-614 du 14 septembre 2026, ils ont été installés, vendredi 18 septembre, au cours d’une cérémonie présidée par le chef de l’État, Romuald Wadagni. À cette occasion, le président de la République a invité les nouveaux membres du collège à faire de leur mandat un levier d’amélioration durable de la qualité des soins et de la sécurité des patients.
Wadagni fixe le cap
Pour le chef de l’État, le renforcement des investissements dans les infrastructures et les plateaux techniques doit nécessairement s’accompagner d’un dispositif de contrôle efficace.
« Ce qu’on attend de vous, c’est de veiller à ce que le contrôle de ce qui doit se faire se fasse vraiment. Que cette exigence de contrôle accompagne les investissements réalisés dans les plateaux techniques, le renforcement des infrastructures et les efforts engagés pour attirer et maintenir les compétences médicales sur l’ensemble du territoire national. »
Romuald Wadagni souhaite ainsi que l’ARS contribue pleinement à l’amélioration du système sanitaire, notamment à travers une meilleure régulation des pratiques et des structures de santé. Le président de la République a également insisté sur la consolidation du cadre réglementaire existant et son application effective, qu’il considère comme des enjeux majeurs pour améliorer la qualité des soins et renforcer la sécurité des patients.
Toussaint Jean-Léon Olory-Togbé à la tête du collège
Pour conduire cette deuxième mandature, le chef de l’État a désigné Toussaint Jean-Léon Olory-Togbé à la présidence du nouveau collège de l’Autorité de Régulation du secteur de la Santé. À ses côtés, huit autres personnalités issues de différents domaines de la santé, du droit, de l’administration et de la régulation composent le nouveau collège.
- Virgile Edouard Dodoo, l’expérience médicale
Docteur d’État en médecine, Virgile Edouard Dodoo enseigne depuis 1997 à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université d’Abomey-Calavi. Depuis le 30 octobre 2020, il exerce comme médecin coordonnateur de la zone sanitaire Cotonou 1 et 4. Il a également occupé les fonctions de directeur national de la vaccination à l’ex-Agence de la vaccination et des soins de santé primaires, devenue l’ANSSP.
- Sessimè Lionelle Sabrina Fanou Kloiubou, une connaissance de l’ARS
Médecin anesthésiste-réanimateur, Sessimè Lionelle Sabrina Fanou Kloiubou épouse Adé est titulaire d’un master en qualité et sécurité des soins. Elle poursuit par ailleurs une formation en quatrième année du Diplôme d’études spécialisées en santé publique à l’Université d’Abomey-Calavi. Elle connaît déjà l’ARS pour y avoir été membre, en 2023, de la Cellule de contrôle et d’inspection des structures de prestation de soins médicaux.
- Véronique Modupe Agueh McCracken, entre médecine et gouvernance
Docteure en médecine, Véronique Modupe Agueh McCracken rejoint également le nouveau collège. Elle a notamment été rapporteure de la commission gouvernance et ressources. Son parcours comprend des travaux sur la santé numérique, la sécurité des patients ainsi que l’accès à des soins maternels et néonataux de qualité. Aux États-Unis, elle a été directrice du Bureau des services cliniques au Département de la santé de Baltimore, où elle a supervisé notamment des programmes liés à la nutrition, aux centres de santé, aux infirmeries scolaires, aux centres d’hébergement social et à la promotion de la santé maternelle et infanto-juvénile.
- Ismath K. Djaboutou, l’expertise en soins infirmiers
Diplômée en sciences infirmières, Ismath K. Djaboutou est maître-assistante des universités du CAMES. Elle enseigne notamment les soins infirmiers, les soins palliatifs, les démarches en soins infirmiers ainsi que les méthodes d’élaboration des programmes et projets en santé. Depuis 2024, elle dirige le département de formation continue de l’Institut National Médico-Sanitaire (INMeS).
- Al-Fattah Akanni Mayeul Onifadé, spécialiste du système pharmaceutique
Al-Fattah Akanni Mayeul Onifadé, pharmacien, apporte au collège son expertise en systèmes pharmaceutiques et en santé publique. Fort de plus de 17 années d’expérience en Afrique subsaharienne, il a travaillé sur la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de politiques pharmaceutiques, ainsi que sur le renforcement des systèmes réglementaires et l’approvisionnement en produits de santé. Son parcours l’a également conduit à collaborer avec plusieurs gouvernements et agences des Nations Unies.
- Julienne Brahi Dossouvi, la qualité au cœur de son parcours
Administratrice de santé et qualiticienne spécialisée du secteur, Julienne Brahi Dossouvi détient plusieurs certificats dans le domaine de l’administration de santé. Elle est notamment titulaire, depuis 2019, d’un certificat d’auditrice qualité IRCA. Depuis 2023, elle exerce comme responsable d’audit à la Société Béninoise d’Approvisionnements des Produits de Santé (SoBAPS).
- Djidjoho Angelo Housou, le regard juridique
Magistrat de profession, Djidjoho Angelo Housou est également arbitre et médiateur certifié. Il exerce comme conseiller juridique à la présidence de la République. Titulaire d’un DU en droit de l’arbitrage obtenu à Montpellier en 2024, il poursuit un doctorat en droit privé consacré à « La consécration de l’arbitrage d’investissement dans l’espace OHADA ». Ancien juge du 6e cabinet d’instruction du Tribunal de Première Instance (TPI) de Cotonou, il dispose également d’une expérience dans l’élaboration et la mise à jour de projets de textes à caractère législatif et réglementaire.
Une nouvelle mandature face à un enjeu majeur
Avec cette deuxième mandature, l’Autorité de Régulation du secteur de la Santé est appelée à jouer pleinement son rôle dans l’amélioration de la qualité des soins. Le message présidentiel est clair : les investissements réalisés dans les infrastructures sanitaires et les plateaux techniques doivent être accompagnés d’un contrôle effectif, tandis que les règles existantes doivent être consolidées et appliquées. Pour le nouveau collège, l’enjeu sera désormais de traduire ces orientations en actions concrètes afin de contribuer durablement à la qualité des soins et à la sécurité des patients sur l’ensemble du territoire national.


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