Photo : Le président de la BOAD, Serge Ekué
La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) entend franchir une nouvelle étape dans son engagement en faveur du développement économique et social des États de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Avec le Plan Djoliba La Suite, couvrant la période 2026-2030 et doté d’une enveloppe globale de 6 500 milliards FCFA, l’institution dirigée par le béninois Serge Ekué affiche une ambition de financement à la hauteur des défis de transformation de la sous-région. Une perspective que son président a défendue lors de la 14e édition de la CGECI Academy, tenue les 29 et 30 octobre dernier à Abidjan.
6 500 milliards FCFA pour une nouvelle séquence de développement
Après les réalisations et les acquis de son précédent cycle stratégique, la BOAD se projette désormais vers une nouvelle phase avec le Plan Djoliba La Suite 2026-2030. Cette feuille de route prévoit une enveloppe globale de 6 500 milliards FCFA, soit près de 9,9 milliards d’euros, destinée à soutenir les investissements structurants dans les États membres de l’Union. Pour Serge Ekué, cette nouvelle ambition s’inscrit dans la continuité de l’histoire de la Banque et de son engagement au service du développement régional. Fort de plus de cinq décennies d’expérience, l’établissement entend poursuivre sa mission en mobilisant davantage de ressources pour accompagner les économies de l’espace communautaire. À l’occasion de son échange avec Kadidiatou Fadika Coulibaly, présidente de la Commission Économie et Diversification de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), le président de la BOAD a exprimé sa confiance dans la capacité de l’institution à tenir ses engagements et à atteindre les objectifs de décaissement associés à cette nouvelle feuille de route.
Une ambition face aux incertitudes économiques
Cette projection intervient dans un environnement international marqué par les crises successives, les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés et le renchérissement du coût des financements. Autant de facteurs qui exercent une pression sur les économies africaines et compliquent la réalisation de leurs ambitions de développement. Dans ce contexte, la BOAD entend maintenir sa capacité d’intervention tout en préservant les équilibres indispensables à sa solidité financière. Serge Ekué a notamment rappelé la double exigence qui caractérise l’identité de l’institution : être une banque, avec les impératifs de prudence et de rigueur que cela implique, tout en demeurant un puissant instrument de financement du développement. La mobilisation de ressources et leur mise à disposition des secteurs public et privé constituent ainsi des leviers essentiels pour soutenir la transformation économique des pays membres.
Le financement au service des générations présentes et futures
Au-delà du volume financier annoncé, l’enjeu pour la BOAD demeure l’impact concret de ses interventions sur les populations. Pour son président, la performance d’une institution de financement du développement ne saurait se mesurer uniquement à ses résultats financiers. Serge Ekué l’a clairement exprimé lors de la CGECI Academy :
« Notre obsession, ce n’est pas le résultat net. Notre obsession, c’est la consolidation de la banque et la mise à disposition du secteur public et du secteur privé de ressources non seulement pour notre génération, mais pour la génération suivante. »
Cette vision traduit la responsabilité intergénérationnelle que revendique la Banque. Les investissements soutenus aujourd’hui doivent contribuer à bâtir des économies plus résilientes et à créer des opportunités durables pour les populations de demain.
Djoliba La Suite, un engzagement à traduire en résultats
Avec 6 500 milliards FCFA annoncés sur la période 2026-2030, la BOAD affiche une nouvelle ambition pour accompagner les États de l’UEMOA dans leurs priorités de développement. Mais au-delà de l’enveloppe, c’est la capacité à transformer les ressources mobilisées en réalisations concrètes qui donnera toute sa portée à cette nouvelle étape. À travers Djoliba La Suite, Serge Ekué entend ainsi inscrire l’action de la Banque basée sur le boulevard de la Libération, à Lomé, au Togo, dans une dynamique de continuité, de consolidation et d’efficacité, avec une exigence centrale : faire du financement un véritable levier de transformation des économies et d’amélioration des conditions de vie des populations.


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