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SIREXE 2026 : Plus de 35 ministres à Abidjan pour transformer les richesses africaines en puissance économique

Du jeudi 18 au lundi 22 novembre, Abidjan accueillera la deuxième édition du Salon International des Ressources EXtractives et de l’Energie (SIREXE). Plus de 35 ministres sont annoncés à ce rendez-vous continental qui ambitionne de placer les infrastructures au cœur de la valorisation des richesses naturelles africaines. Pendant cinq jours, décideurs politiques, experts et acteurs économiques réfléchiront aux moyens de transformer davantage les ressources extractives et énergétiques en véritables leviers de développement. Le Botswana est le pays à l’honneur de cette édition.

L’Afrique face au paradoxe de ses richesses naturelles

L’Afrique regorge de ressources naturelles stratégiques. Or, pétrole, gaz et minerais constituent autant d’atouts susceptibles de soutenir la croissance économique du continent et de répondre aux besoins énergétiques et industriels du monde de demain. Pourtant, malgré ce potentiel considérable, de nombreux pays africains peinent encore à tirer pleinement profit de leurs richesses. Une grande partie de ces ressources continue d’être exportée à l’état brut, tandis que les capacités locales de transformation, les infrastructures de transport et les équipements énergétiques demeurent insuffisamment développés. Un paradoxe qui prive les économies africaines d’importantes opportunités de création de valeur ajoutée, d’emplois et de richesses. C’est précisément à cette problématique que la deuxième édition du SIREXE entend apporter des réponses concrètes. La rencontre réunira, du jeudi 18 au lundi 22 novembre prochain, plus de 35 ministres à Abidjan, autour d’un enjeu majeur pour l’avenir économique du continent.

Les infrastructures au cœur des débats

Placée sous le thème : « Industries extractives et énergétiques : quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? », cette édition entend faire des infrastructures un levier central de la transformation du potentiel minier et énergétique africain. Routes, chemins de fer, centrales électriques, réseaux de distribution d’énergie et unités industrielles de transformation constituent autant d’investissements indispensables pour accompagner le développement des industries extractives et énergétiques. Au-delà des infrastructures elles-mêmes, les enjeux sont considérables. Il s’agit notamment de favoriser la transformation locale des matières premières, de renforcer les chaînes de valeur africaines, d’améliorer la compétitivité des économies nationales et de multiplier les opportunités d’emploi, particulièrement au profit de la jeunesse. L’ambition est également de faire en sorte que les retombées économiques de l’exploitation des ressources naturelles profitent davantage aux populations et aux territoires africains.

Le Botswana à l’honneur, la Côte d’Ivoire mobilisée

En accueillant cette deuxième édition, la Côte d’Ivoire confirme son ambition de s’affirmer comme une plateforme de dialogue et de coopération autour des enjeux miniers, énergétiques et industriels du continent. Le choix du Botswana comme pays à l’honneur donne également une dimension particulière à cette rencontre. Ce pays d’Afrique australe, reconnu notamment pour son industrie diamantifère, offre un cadre de réflexion sur les stratégies de valorisation des ressources naturelles et leur contribution au développement économique. Prévu au Parc des Expositions d’Abidjan, du jeudi 18 au lundi 22 novembre, le SIREXE réunira ainsi des représentants gouvernementaux, des partenaires institutionnels, des investisseurs et des professionnels des secteurs extractif et énergétique. Pendant cinq jours, Abidjan sera donc au centre des réflexions africaines sur une question essentielle : comment faire des richesses naturelles du continent non plus de simples produits d’exportation, mais de véritables moteurs d’industrialisation, de souveraineté économique et de prospérité partagée ? Un rendez-vous dont l’ambition dépasse largement le secteur extractif : faire en sorte que l’Afrique ne se contente plus de fournir les ressources qui font tourner le monde, mais qu’elle en maîtrise aussi davantage la transformation et les bénéfices.

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