CPI – Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo libre mais rentre à Abidjan sous condition

Acquittés, il y a quelques semaines par la juridiction internationale, à savoir la Cour Pénale Internationale (CPI), l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex-ministre Charles Blé Goudé sont désormais libre de leurs mouvements. En effet, la Cour Pénale Internationale (CPI) a ordonné ce vendredi 1er février 2019, la libération sous condition des deux personnalités politique ivoirienne.

C’est à la fin d’une nouvelle audience ce jour devant la Cour Pénale Internationale, que les hommes en toge de la Cour d’appel, ont pris la décision à l’unanimité de libérer sous condition, l’ancien dirigeant ivoirien et son ministre de la jeunesse. Une décision qui est attendue des mains et pieds fermes à Abidjan, après l’acquittement prononcé par la CPI en faveur des deux personnalités ivoiriennes, il y a juste deux semaines.

Au cours de son dernier entretien avec son avocat, Laurent Gbagbo avait déclaré : « De force et illégalement, ils m’ont déporté à la Cour Pénale Internationale. Quand je suis arrivé ici, je le leur ai fait remarquer et je n’ai pas manqué de préciser : « Comme je suis là, nous irons jusqu’au bout ». Ils ont peut-être cru que c’étaient des paroles de prisonnier.

A la moitié du procès, et sans même laisser comparaître mes témoins, huit ans après, la CPI a jugé que je suis innocent, lavé de tous les crimes odieux dont j’étais grossièrement et injustement accusé. Un acquitté dans toutes les justices recouvre la liberté.

Ou je suis réellement acquitté, et je rentre chez moi en CI (Côte d’Ivoire, ndlr), à Mama. Ou qu’on me dise que le procès continue, mes témoins déposent et nous allons jusqu’au bout. Mes avocats ont demandé la liberté provisoire plus de dix fois, elle m’a été refusée. Nous ne sommes plus à ce stade.

Comme ils m’ont déporté de force à la CPI, peut-être utiliseront-ils la même méthode pour m’enfermer dans un pays étranger, un pays hostile. Je n’accepterai jamais ce deal contre justice. Je ne sortirai pas d’une prison pour une autre qui n’en dit pas son nom. »

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